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Politique

Affaires sociales : où sont passées les femmes ?

Raïssa Nana Ghogho, ministre des Affaires sociales, de la Famille et de la Protection de l’enfance.

Armande Longo Moulengui a donc rendu son tablier. Il est désormais porté par Raïssa Nana Ghogho, qui prend la tête du ministère des Affaires sociales, de la Famille et de la Protection de l’enfance. Un changement de titulaire, mais aussi d’intitulé. Le mot « Femme », qui figurait auparavant dans le nom de ce département ministériel, a disparu. On aurait pu s’arrêter là. Mais ce détail saute aux yeux.

À première vue, cela ne signifie pas que les questions féminines ne relèvent plus de ce portefeuille. Mais cette mention spécifique avait son importance. Elle rendait visibles les préoccupations liées aux droits des femmes et indiquait clairement qu’un département ministériel leur était notamment consacré.

Et maintenant ?

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Les femmes doivent-elles simplement s’en tenir à l’idée que leurs préoccupations restent prises en compte, même sans être nommées ? Ou faut-il demander que soit clairement désignée l’administration chargée de porter leurs revendications, de défendre leurs droits et de répondre aux problématiques qui leur sont propres ?

Car si un intitulé ne fait pas une politique, les mots ne sont pas non plus sans importance. Ils donnent une visibilité, identifient des responsabilités et permettent aux citoyens de savoir vers qui se tourner. Dans un contexte où les questions d’autonomisation, de violences faites aux femmes et d’égalité restent des enjeux importants, cette disparition mérite au moins une explication.

Il ne s’agit pas de conclure trop vite à un recul, mais de demander des éclaircissements. Les femmes ont-elles toujours un interlocuteur ministériel clairement identifié ? Si oui, lequel ? Et si leurs préoccupations sont désormais intégrées à une mission plus large, comment leur prise en charge sera-t-elle garantie ?

Le changement d’intitulé appelle donc une clarification. Parce que les femmes ne devraient pas avoir à chercher où leur voix sera entendue.

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