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Politique

Conformité des partis : le "Bloc des cinq" réclame l’arbitrage du chef de l'État

Les représentants du Bloc lors de la déclaration du 5 octobre.

Le débat sur la mise en conformité des partis politiques franchit un nouveau cap. Face à ce qu’ils considèrent comme une interprétation contestable des conclusions du Dialogue national inclusif (DNI) et de la loi n°016/2025 relatives aux partis politiques, cinq partis légalement reconnus, du moins pour l'instant, en appellent à l’arbitrage du chef de l'État, Brice Clotaire Oligui Nguema.

Le 5 octobre dernier, le Bloc composé de l’Union démocratique et républicaine (Udere), du Mouvement politique orange (MPO), de l’Union pour la République (UPR), de l’Union des forces nouvelles (UFN) et du Parti républicain et démocratique (PRD), réclame la convocation, "dans les meilleurs délais", d’une concertation politique inclusive aux fins d'une clarification des points d'ombre.

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Au coeur de la polémique, l’exigence de 10 000 adhérents pour les formations déjà légalement reconnues. Pour ces partis, cette obligation ne figure ni dans le rapport final du DNI ni dans la loi telle qu’ils l’interprètent. Selon le Bloc, le DNI avait distingué la création de nouvelles formations, soumise à un seuil d’adhérents, du maintien des partis existants, pour lequel étaient plutôt évoqués des critères liés au nombre d’élus. Les récriminations visent le ministère de la Réforme et des Relations avec les institutions, accusé de procéder à "une application à géométrie variable" et "une interprétation extensive et fallacieuse" du DNI.

De ce fait, ledit Bloc estime que cette démarche porte atteinte à la sécurité juridique et au pluralisme politique, demande la protection de la personnalité juridique des partis légalement reconnus et refuse toute perspective de "pensée unique". Il appelle les siens à dépasser les clivages partisans pour défendre les acquis démocratiques, prend l’opinion à témoin des "risques de troubles socio-politiques" qu’entraînerait toute restriction des libertés publiques. Avant de menacer de saisir les plus hautes instances.

Au-delà du contentieux juridique, c’est donc un dialogue politique que les cinq réclament désormais au sommet de l’État. "Il convient de rappeler que la loi sur les partis politiques avait été élaborée selon une démarche consensuelle", a déclaré le porte-parole du Bloc, reprochant au ministère de la Réforme de vouloir engager une modification sans l'avis des principaux acteurs.

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