Aller au contenu principal
Sur le Net

Drones et satellites : le Gabon mise sur la haute technologie pour reprendre le contrôle de son territoire

Gabon Drone Expo

À l'occasion de la première édition du Gabon Drone Expo, qui se tient les 24 et 25 septembre 2026 à l'ENSET, Nicolas Adias, directeur général de Drone Hub, a détaillé les enjeux de souveraineté qui poussent le pays à investir massivement dans la technologie des drones.

Le constat est chiffré : le Gabon perd chaque année près de 15 millions d'euros (9,9 milliards de francs) du fait de l'exploitation forestière illégale, un pillage auquel s'ajoute une surveillance maritime déficiente. En cause, une couverture nuageuse quasi permanente qui aveugle les satellites optiques classiques.

--

À Lire aussi : Elles ne demandent plus la place, elles la prennent

--

"Quand il y a des nuages, on ne peut pas voir le bateau qui est en dessous", résume le conférencier. C'est dans cette brèche que s'engouffre le drone, capable de voler sous les nuages et de fournir une information en quasi temps réel. L'Agence gabonaise d'études et d'observations spatiales (AGEOS) l'utilise déjà pour affiner les détections satellitaires : repérer une trouée forestière est une chose, la caractériser précisément en est une autre, qui nécessite l'intervention d'un drone. Complémentarité également en usage sur le contrôle de l'orpaillage, le suivi des chantiers urbains de Libreville ou la détection de pollutions littorales.

Satellite et drone opèrent à des échelles différentes mais complémentaires : le premier évolue à 600 km d'altitude et couvre de vastes étendues, le second plafonne à 120 mètres mais permet des interventions ciblées, rapides et peu coûteuses. Au-delà du contrôle territorial, les drones sont présentés comme un levier d'employabilité pour une population majoritairement jeune, pour qui les filières universitaires classiques offrent de moins en moins de débouchés. Télépilotage, exploitation d'images, agriculture de précision, notamment pour la surveillance des cultures de canne à sucre, surveillance forestière ou encore logistique médicale vers des zones enclavées : autant de métiers émergents que l'État entend soutenir financièrement, en fournissant capital de départ, matériel et accès au marché local aux jeunes entrepreneurs, a indiqué le DG de l’AGEOS, Aboubakar Mambimba.

Ne disposant d'aucun satellite en orbite, le Gabon reste aujourd'hui entièrement dépendant de fournisseurs étrangers. Un projet d'acquisition de satellites nationaux est engagé, porté par la volonté présidentielle d'atteindre une pleine souveraineté technologique dans un contexte où, selon le DG de Drone Hub, "les guerres partout" se jouent désormais à coups de données et d'outils de haute technologie.

random pub

https://www.union.sonapresse.com/form/contact
Face à L'Union
Rentrée Zéro Stress - Vos manuels scolaires disponibles à Multipress !
image
Logo