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Provinces

Sucaf : le ministre de l'Industrie au chevet d'une entreprise en crise

Lubin Ntoutoume (2e à droite, au premier plan a touché du doigt les difficultés actuelles de Sucaf.

Face aux difficultés qui affectent Les Sucreries du Gabon (Sucaf), le ministre de l'Industrie et de la Transformation locale, Me Lubin Ntoutoume, a dernièrement effectué une visite sur le terrain pour s'imprégner de la situation et toucher du doigt les réalités auxquelles fait face cette unité de production.

Sur place, le membre du gouvernement a passé en revue l'ensemble de la chaîne de production, des plantations aux usines, en passant par le traitement des sols, le transport de la canne et les différentes étapes de transformation du sucre. "Lorsqu'une unité de production a des problèmes, le ministre de l'Industrie que je suis est interpellé pour venir voir, toucher du doigt les difficultés et aider à proposer des solutions de sortie de crise", a expliqué Lubin Ntoutoume.

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La visite a notamment permis de constater l'état vieillissant de l'outil de production. À cet effet, le ministre a souligné la nécessité de renforcer et de renouveler les équipements pour améliorer la production et répondre aux besoins du marché.

Des préoccupations d'ordre social ont également été relevées. Des échanges avec les salariés doivent compléter le rapport destiné au gouvernement.

Pour sa part, le directeur général (DG) de Sucaf, Ousmane Mabignath Sall, a salué l'écoute des pouvoirs publics et rendu hommage au personnel qui continue de travailler dans des conditions difficiles. "C'est un outil de production très obsolète, mais que nous parvenons tout de même à tirer vers son maximum", a-t-il indiqué, non sans appeler à des investisements pour son renouvellement.

Selon le DG, l'entreprise est encore en capacité de maintenir les emplois et les salaires, mais sa situation reste préoccupante. "Très rapidement, si rien n'est fait, c'est une société qui, naturellement, ira vers des lendemains que nous ne souhaitons pas", a-t-il averti. Il plaide notamment pour le retour des "sucreries du Gabon" sur les marchés des ménages et, surtout, des industriels.

Pour le ministre, l'espoir demeure : "L'entreprise est viable, on ne peut pas la laisser tomber." Les pistes de solutions identifiées seront soumises au gouvernement.

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