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Faits divers & Justice

Le député Yembi : Une première dans l'histoire !

Palais de Justice de Libreville

L'affaire qui secoue le microscome politique depuis quelques jours constitue une première du genre dans l'histoire du pays autant par son caractère sensible que par la suite judiciaire qui lui est réservée. Si les rapports diplomatiques entre les deux pays n'étaient pas au beau fixe, on aurait peut-être vécu le pire. C'est-à-dire un incident diplomatique. Heureusement que l'on n'en est pas arrivé à cette voie préjudiciable et sans issue. La diplomatie a parlé, à travers ses codes et usages.

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Inédit, parce que c'est la première fois qu'un parlementaire fait face à pareille situation. Par le passé, des levées d'immunité ont été activées à plusieurs reprises pour des députés ayant eu maille à partir avec leur rapport à la société et à ses composantes. Ce cas vient brutalement tordre le cou à la procédure habituelle de levée d'immunité. La disposition ayant trait au flagrant délit fait ainsi sauter tous les verrous de protection du parlementaire.

En outre, bien curieux seraient les observateurs qui pourraient jouer les devins sur l'issue d'une affaire désormais judiciaire aux contours à la fois politique diplomatique. Il va sans dire que les yeux vont être rivés sur le système judiciaire gabonais qui couve depuis un certain temps, à tort ou raison, sous le feu des critiques. Autant sur le plan national qu'international, du moins du côté de Kigali surtout, la célérité avec laquelle ce dossier, car c'est ainsi qu'il faut désormais l'appeler, sera traitée déterminera de son impact sur l'image de notre justice.

Non pas qu'il s'agisse de clouer au pilori ce compatriote ni le sacrifier sur l'autel du qu’en dira-t-on, mais plutôt de rendre un jugement impartial qui ne devrait pas jeter l'opprobre sur chacun des acteurs. Ce qui appelle à la prudence et surtout à l'observance d'une situation qui interpelle à tous les niveaux.

Il est presque certain que la justice a l'obligation d'être rendue au nom de la vérité des faits, et surtout ne point considérer que, comme l’affirmait le fabuliste français : "Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de Cour vous rendront blanc ou noir". Ce d'autant qu'ici, il n'y a pas lieu de croire ou penser qu'il y aurait une Cour et des puissants, encore moins des misérables.

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