Ouvert le 18 août dernier à Libreville, l'atelier régional de plaidoyer de partage des données sanitaires entre les pays membres du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), qui réunissait essentiellement les 9 pays membres de la sous-région d'Afrique centrale, a pris fin hier dans un hôtel de la place.
Trois jours durant, les experts ont renforcé leur compréhension des dispositifs juridiques, institutionnels et techniques de l'accord, notamment en matière de protection des données, de confidentialité et de respect de la souveraineté nationale.
Ils ont également identifié les principaux obstacles à la signature de l'accord et proposé des solutions concrètes pour les surmonter. Les échanges engagés ont, selon les experts, rappelé une réalité essentielle : les menaces sanitaires ne connaissent pas de frontières.
Le partage sécurisé, fiable et rapide des données est donc indispensable pour assurer la détection précoce des risques, faciliter la prise de décisions et coordonner efficacement les réponses aux besoins de santé publique.
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Sur ce, les experts réunis ont élaboré une feuille de route qui sera soumise aux ministres de la Santé des 7 pays membres encore signataires, sur les 9 de la sous-région d'Afrique centrale.
Le contenu de ce document dégage des mesures fortes, prises pour souligner l'urgence qui s'impose de parvenir au partage des données sanitaires.
On cite, entre autres, l'élaboration d'une convention inter-pays frontaliers pour le partage desdites données (dans un délai de six semaines), la mise en place d'un mécanisme formel de partage (quatre semaines), ainsi que l'engagement des pays de la sous-région membres d'Africa CDC, notamment dans le processus du paraphe de ce protocole.
Ils ont aussi décidé de poursuivre la transformation des soins de santé primaires qui constituent, aux yeux des experts réunis, le premier niveau des contacts entre les populations et le système de santé. "Le rôle des soins de santé primaires est essentiel dans l’accès et la continuité des soins, la prévention et la surveillance, la préparation et la réponse aux épidémies, la progression vers la couverture santé universelle", a-t-on fait savoir.
Des recommandations fortes, d'autant plus que, comme ils l'ont reconnu, les récentes crises : (Ebola, Covid-19 et Mpox ) ont révélé à la face du monde des faiblesses persistantes dans les systèmes proches des communautés.
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