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Société & Culture

Église évangélique du Gabon : "fumée blanche" pour Jean-Daniel Allogo Essimengane

La procession des pasteurs à la clôture du synode de l’Église évangélique du Gabon.

À proprement parler, il n'y a pas eu de "nuit de longs couteaux" pour désigner le nouveau président de l'Église évangélique du Gabon (EEG), l'un des points d'orgue des travaux du Synode national de cette confession religieuse tenu à Baraka-Mission.

Finalement "la fumée blanche est sortie" pour le révérend Jean-Daniel Allogo-Essimengane, responsable de la paroisse de la Sni-Owendo (élu membre du Conseil national pour le compte de la région synodale du Ntem) qui prend les rênes de cette église. Les intrigues qui ont entretenu des tensions au sein de la région synodale du Ntem devant prendre possession de la présidence de l'EEG pour quatre ans ont été aplanies.

Alors que les travaux devaient prendre fin le dimanche 9 août, avec l'installation du nouveau bureau et le culte de clôture, ils ont finalement été prolongés jusqu'au lundi 10 août en raison des atermoiements, des résistances et des incompréhensions. Il faut louer le sens de la retenue du présidium de ces assises pour vaincre les troubles afin que seuls les textes régissant l'EEG soient respectés. Alors que jusqu'à la veille (dimanche 9 août), le consensus n'avait pas réussi à départager les différents candidats issus de la région synodale du Ntem, certains s’étaient désistés en faveur d'autres. Et il ne restait que deux, à savoir les pasteurs Moïse Ovono Megnie et Jean-Daniel Allogo-Essimengane.

Devant le refus du premier d'accepter l'option du vote (sans s'ouvrir en même temps au consensus), le présidium du synode a accordé le suffrage à son adversaire, conformément aux textes en vigueur.

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Le nouveau président, au cours de sa première intervention après sa prise de fonction, semble s'inscrire dans la dynamique insufflée par son prédécesseur. Pour lui, aujourd'hui plus que jamais, il faut placer l'Église sur une orbite de croissance. Le rapport moral du président sortant, le révérend Louis-Sylvain Allogo Engo, semble avoir donné une orientation indiquant la voie à suivre. Et c'est celle-ci qu'il reviendra de consolider pour une Église aspirant à des lendemains qui chantent.

Comme son prédécesseur, il dit placer le mandat sous le thème de "la foi et des actes", reconnaissance implicite que celui finissant a brillé par des investissements immobiliers et des actes dans le domaine de la formation spirituelle. D'ailleurs, il a été reconnu que "jamais l'Église n'avait bénéficié d'un tel bond qualitatif. " C'est cette progression qu'il revient aux nouvelles instances de poursuivre. Cependant, l'ambiance durant les travaux, cristallisée par des chausse-trappes et des entourloupes n'a pas auguré d'une prise en compte des idéaux propres à saisir le tremplin déjà posé.

Le révérend Jean-Daniel Allogo-Essimengane en est conscient qui a promis au rassemblement de tous les filles et fils de l'EEG afin qu'ensemble, ils oeuvrent pour l'identité de cette confession religieuse, la première du Gabon, qui doit reconquérir ses lettres de noblesse. Il a ainsi invité les pasteurs, diacres, anciens d'église, fidèles... à l'oeuvre qui amorce une nouvelle page de son histoire. Le culte de clôture officié par le Pr Charles Elom Nnanga (doyen de la Faculté de théologie de l'Université protestante d'Afrique centrale-UPAC) a puisé dans trois textes bibliques (Psaumes 121 ; Matthieu 8 : 23- 27 et Romains 8:31 et 35 à 39) pour exhorter les chrétiens à regarder et recourir à Jésus-Christ lors des moments de trouble. Car, " nous avons connu un synode difficile... Mais Dieu est au contrôle de tout, de son église, de ses enfants... "

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