Les hépatites virales continuent de représenter une menace majeure pour la santé publique au Gabon. Avec une prévalence de 5,8 % pour l'hépatite B, selon l'Enquête démographique et de santé (2019-2021), le pays figure parmi les zones de forte endémie. Une situation préoccupante, d'autant que ces infections sont à l'origine de 92 % des cancers primitifs du foie et de 85 % des cas de cirrhose recensés dans les structures de santé.
Face à ce constat, la ministre de la Santé, Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo-Bivigou, appelle à renforcer la prévention. "Les hépatites virales ne sont ni une fatalité ni une honte. Diagnostiquées précocement, elles peuvent être prises en charge efficacement", a-t-elle rappelé, non sans insister sur l'importance du dépistage, de la vaccination et de l'accès aux soins.
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Depuis 2024, plusieurs mesures ont été engagées, notamment l'introduction du vaccin contre l'hépatite B dès la naissance dans le Programme élargi de vaccination ; le dépistage systématique des femmes enceintes et le renforcement des campagnes de sensibilisation. La ministre plaide également pour la création d'un programme national dédié afin de mieux coordonner la lutte contre ces maladies.
Cet appel solennel a été lancé à l'occasion d'une communication marquant la célébration de la Journée mondiale de lutte contre les hépatites virales.
La ministre de la Santé invite les Gabonais à se faire dépister, à respecter le calendrier vaccinal et à s'informer auprès des professionnels de santé, car elle estime, à raison d'ailleurs, qu'une meilleure connaissance de ces maladies demeure l'un des principaux leviers pour freiner leur progression dans notre pays.
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