La visite d'État du chef de l'État à Freetown s'inscrit dans la volonté du Gabon d'étendre sa zone d'influence diplomatique et économique. Comme c'est le cas dans les autres pays de l'Afrique de l'Ouest, plusieurs accords sont prévus pour intensifier cette coopération, il faut le reconnaître, en sommeil avec ce pays.
La Sierra Leone devra donc constituer un vecteur important dans les échanges avec Libreville. Ce d'autant que son économie repose pour beaucoup sur l'exploitation minière, l'agriculture et le transport maritime. Avec une croissance du produit intérieur brut (PIB) située autour de 4,2 % à 5,5 % et une baisse progressive de l'inflation, ce pays présente des perspectives économiques indéniables dans le cadre de la diversification de son économie. Les ressources minières en font le premier producteur et exportateur de minerai de fer, diamants, rutile, bauxite et or dans la sous-région.
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En outre, l'agriculture n'est pas en marge dans le tableau. Elle représente un secteur prioritaire dont l'objet, à terme, est de parvenir à l'autosuffisance alimentaire (riz, cacao), tout en impulsant la transformation locale de ces produits. Une ambition que ce pays partage avec le Gabon.
Au final, les partenariats envisageables entre le Gabon et la Sierra Leone vont s'appuyer sur l'agriculture, les transports et les infrastructures. Le tout correspondant à une diplomatie axée sur la diversification économique. C'est donc, à raison, que cette visite d'État trouve sa portée et tout son sens dans la dynamique de mise en place d'un nouveau pôle d'influence pour Libreville.
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