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Politique

UPG : la renaissance ?

Marie Joselle Itsana

Une date, le 15 octobre 2011. Un fait : la disparition brutale de Pierre Mamboundou, leader charismatique et président fondateur de l'Union du peuple gabonais (UPG). Un parti mythique d'opposition, porté sur les fonts baptismaux le 14 juillet 1989, mais qui deviendra, pendant plusieurs décennies, un véritable poil à gratter des régimes Omar et Ali Bongo ondimba.

La disparition de cette figure emblématique de l'arène politique nationale – au même titre que Simon Oyono Aba'a, Pierre-Louis Agondjo Okawé, Jules Aristide Bourdes Ogoulinguendé… – entraîna une réelle agitation au sein de cette écurie politique.

Pourtant, contre vents et marées, c'est Mathieu Mboumba Nziengui qui, impérial, lui succéda. Le lièvre était levé ! Et faute d'entente, pour cause d'ego, la maison finit par se dépeupler et les ambitions longtemps contenues virent le jour.

Mais les assauts répétés de feu Moukagni Iwangou – qui finit par créer son label politique – et de Marie Joselle Itsana (l'actuelle présidente depuis le 25 juin 2026) ne firent nullement descendre l'enseignant de psychologie à l'université Omar Bongo, de son piédestal. Il tint bon jusqu'à son dernier souffle le 4 août 2025, d'un malaise cardiaque, en sa résidence de Bikélé, dans le 3e arrondissement de Ntoum, dans la province de l'Estuaire.

L'attente a duré 10 mois et 21 jours, pour voir enfin les derniers fidèles encore acquis à la cause de cette obédience politique – dont les beaux jours ne sont plus qu'un lointain souvenir – taire pour une fois leurs divergences et organiser une réunion extraordinaire afin d'élire – et c'est une première – leur nouveau porte-étendard.

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Et c'est Marie Joselle Itsana, naguère secrétaire générale adjointe de l'UPG, derrière feu Richard Moulomba, qui en tient désormais les rênes. Sa résilience a payé. Mais, avouons, elle hérite à son tour d'une formation politique en totale déliquescence. Dont l'aura nationale s'est véritablement effritée depuis la mort de “Pierrot”. Preuve, L'UPG est devenue “invisible” sur l'échiquier politique. Avec zéro élu local ou national au tableau.

Le chantier qui attend le nouveau leader est donc titanesque en interne et dans la reconquête du terrain. Elle devra batailler très dur pour espérer faire retrouver, un tant soit peu, ses lettres de noblesse à une UPG, vieille de 37 ans, qui n'existe plus que de nom. Gageons ! Si tant est que chaque époque a ses génies.

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