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Société & Culture

EEG : le Synode de renouvellement du mandat

Louis-Sylvain Allogo-Engo, président sortant de l’EEG

Le Synode national de l'Église évangélique du Gabon (EEG) consacré à la fin du mandat actuel et au renouvellement des instances de direction s'ouvre le 20 juillet 2026 à Baraka-Mission à Libreville. Et selon le principe de rotation en vigueur dans cette confession depuis des décennies, c'est à la région synodale du Ntem que devrait échoir la direction de l'église, après celle du Woleu-Ntem qui en tient actuellement les rênes.

Pourtant, au moment où le relais va être passé, des questions se posent. Qui va succéder au révérend Louis-Sylvain Allogo-Engo ? Et quel bilan retenir de ces 4 ans de mandat ?

Il faut dire que l'actuel président de l'EEG avait placé son exercice sous le thème de "la foi et les actes" avec de fortes déclinaisons sur "la restauration", à partir de la notion de "repentance" qui inclut l'impératif d'un diagnostic profond afin que l'oeuvre se relève de ses ruines.

"Il y a un temps pour tout. L'Église était à la ramasse, il fallait la restaurer dans ses fondamentaux, d'arrêter de nous lancer la pierre et construire la maison commune", indique le président sortant. Qui se réjouit que l'accalmie soit revenue, "car nous avons travaillé avec tout le monde, et cela a payé, l'apaisement règne désormais".

De la "repentance", le mandat a débouché sur la notion de "restitution" consistant à "rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu", pour savoir distinguer entre les liens familiaux, tribaux, ethniques et amicaux, ce qui revient à Dieu. Ajoutant que beaucoup d'amalgames ont été établis au point de distraire, selon lui, la "mission vraie", et entraîné des incompréhensions, au détriment de la foi en Dieu.

Et en matière de foi, "on ne doit pas parler de régionalisme, de clans, etc., des choses qui n'édifient pas l'église de Dieu", d'où un accent particulier a été mis sur cette thématique de "la restitution" durant ces deux dernières années.

L'Église a souffert des errements. Sur ce, il dit que "les gens venaient se servir et non servir l'église qui en a beaucoup saigné". Le nouveau paradigme consistait alors à en faire "une église de service où chacun vient en serviteur, et non faire de l'église une mangeoire". Toute chose qui avait entraîné l'église dans une pauvreté indicible en entraînant "le bradage de son patrimoine, les écoles étaient à la remorque, ne produisant plus ; beaucoup de paroisses étaient en difficulté. Il fallait remettre les pendules à l'heure".

Résultat, aujourd'hui, a-t-il dit en substance, beaucoup de paroisses sont émancipées pour avoir pensé à l'amélioration dans leur structure. "Sur le plan foncier, la revalorisation du patrimoine en établissant des titres fonciers est devenue effective avec des contrats ; et au terme de ceux-ci, tout reviendra à l'église".

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Dans la réflexion, le révérend Allogo-Engo est formel : "Il faut commencer par investir, semer et créer d'autres mécanismes de richesses, de sorte que nous puissions parvenir à une certaine autonomie financière (...). À l'expiration des baux, ces investissements devront permettre le renflouement des caisses de l'église".

Et de conclure : "Dieu nous a bénis en envoyant des investisseurs qui, aujourd'hui, sont de vrais partenaires au-delà de l'État gabonais. Le mandat a accentué l'effort pour combler les lacunes passées, même en matière de formation. Avec l'aide de Dieu nous avons suscité des vocations, avec l'évangélisation au Sud Gabon. Et Dieu nous a aidés au cours de ce mandat à former des autochtones dans le Haut-Ogooué et l'Ogooué-Ivindo qui sont venus à Libreville suivre une formation. On a essayé de diversifier cette formation. Il y en a même qui soutiennent actuellement à Yaoundé, d'autres sont à Séoul en Corée, et l'autre qui est en doctorat. Car si le pasteur est bien formé, le peuple de Dieu le sera aussi."

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