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Faits divers & Justice

Mouila : condamnés pour vol aggravé mais relaxés pour ivresse publique

Condamnés pour vol aggravé

Contre toute attente, le Tribunal de première instance de Mouila s’est montré clément, jeudi 24 juin dernier, à l'endroit de Florentin Bekale, 51 ans, infirmier, et Alban Régis Maporo Polly, 39 ans, mécanicien, qui étaient poursuivis pour vol aggravé et ivresse publique manifeste, dans une affaire les opposant au Ministère public et dame Annie Koumba. Au vu des éléments du dossier, le tribunal a retenu des circonstances atténuantes.

Statuant publiquement , contradictoirement, en matière correctionnelle et en dernier ressort, il a relaxé purement et simplement les deux prévenus du délit d’ivresse publique manifeste. En revanche, il les a déclarés coupables de vol aggravé. Chacun a été condamné à 6 mois de prison, dont 5 assortis de sursis, et à 50 000 francs d’amende.

Les faits remontent à la nuit du 16 au 17 juin 2026. Au matin, le gérant d’un bar a constaté que son établissement avait été défoncé et cambriolé. Il a porté plainte à l’antenne provinciale de la Police judiciaire (PJ) de la Ngounié.

Les enquêteurs ont interpellé les deux suspects dans une chambre en état d’ébriété. La veille, ils avaient consommé dans le même débit de boissons. Sur place, la police a saisi trois casiers de bière, une bouteille de Royal Circle, une bouteille de liqueur locale et deux briques de vin.

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L’enquête a établi que l’opération était préparée. Car, muni d’une tenaille, Maporo a fracturé la porte et vidé les lieux pendant que Bekale faisait le guet. Interrogé, ce dernier a d’abord invoqué des trous de mémoire avant de se rétracter, quand Maporo reconnaissait les faits. D'où leur placement sous mandat de dépôt pour vol aggravé et ivresse publique manifeste, infractions prévues aux articles 296 et 209 du Code pénal gabonais.

À l’audience, sobres et lucides, les prévenus ont assuré leur défense. Le procureur s’en est remis à la sagesse du tribunal. Celui-ci a pris acte de l’absence de constitution de partie civile et les a condamnés aux dépens. Avec deux semaines environ à purger, ils devraient recouvrer la liberté prochainement.

Le tribunal a rappelé la possibilité d’interjeter appel.

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