Depuis son élection au perchoir, force est de reconnaître que Michel Régis Onanga Ndiaye s'illustre par sa ferme détermination à maintenir l'indépendance de l'institution qu'il dirige, un principe qu'il juge fondamental.
Une constance qu'il a encore démontrée le 30 juin dernier, à l'hémicycle du palais Léon-Mba, lors de la clôture de la première session ordinaire du Parlement. Dans un contexte de refondation, cette posture rappelle que l'Assemblée nationale ne saurait être perçue comme une simple "Chambre d'enregistrement". À ses yeux, elle doit exercer pleinement les prérogatives que lui confère la Constitution, qu'il s'agisse de voter la loi, de contrôler l'action du gouvernement ou de porter les aspirations des populations. Et il va sans dire que le fait majoritaire ne saurait dévier les députés de l'Union démocratique des bâtisseurs (UDB) de leur mission.
" Nous exercerons notre mandat jusqu'au bout. Nous userons pleinement de notre droit d'examen, d'amendement et de renvoi vers le gouvernement si cela s'avère nécessaire", a-t-il souligné. Et certains représentants du peuple semblent l'avoir compris. C'est notamment le cas de l'élue UDB au 2e siège de la commune de Franceville, Justine Judith Lekogo, qui s'est particulièrement distinguée au cours de cette première session ordinaire en votant contre le projet de loi portant ratification de l'ordonnance fixant le régime de la propriété foncière en République gabonaise, un texte porté par le gouvernement qu'elle est censée soutenir.
Une décision, avait-elle indiqué, dénuée de toute défiance vis-à-vis de l'exécutif, mais motivée par des soucis de "cohérence et de fidélité". De même, au cours du débat d'orientation budgétaire, elle avait pointé du doigt certaines insuffisances en interpellant le gouvernement. Preuve que l'on peut être député du parti présidentiel et critiquer certains choix de l'exécutif. En tout cas, il faudra s'y faire : la 14e législature, la première de la Ve République, entend jouer son rôle.
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En tout état de cause, cette affirmation de l'Assemblée nationale ne doit pas être perçue comme une logique de confrontation avec les autres institutions. Car elle s'inscrit dans une dynamique d'équilibre, de responsabilité et de fidélité aux principes républicains.
En insistant sur cette exigence d'indépendance, Michel Régis Onanga Ndiaye réaffirme son attachement au sacro-saint principe de la séparation des pouvoirs, indispensable au bon fonctionnement de l'État de droit.
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