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Politique

Épargnants de La Poste SA : le bout du tunnel

Épargnants de La Poste SA

Pour nombre d'entre eux, le sommeil de la nuit d'hier a été léger. L'annonce du président de la République, lors de son discours sur l'état de la Nation, du remboursement de leur dû a produit une onde bienfaisante tout à fait légitime. Dans le registre social, c'est l'une des mesures-phares faite par Brice Clotaire Oligui Nguema pour réparer cette injustice en désintéressant les épargnants de La Poste SA. Lesquels broient du noir depuis la banqueroute qu'a connue cet établissement parapublic dès 2017. Une dette publique historique s'élevant à plus de 32 milliards de francs. Une hécatombe qui a plongé des centaines de familles dans une indigence indescriptible.

La parole donnée par le chef de l'État de régler ce dossier avec empressement, " dès demain ", a-t-il dit, a sonné la fin de leur cauchemar. En tout, ce sont 60 000 épargnants qui sont concernés par cette mesure. Une grande partie de ces derniers ne pourra répondre à l'appel. En effet, nombre parmi eux sont passés de vie à trépas. En vue de disposer d'un fichier fiable et pour prévenir les fraudes, le ministre en charge de La Poste, Germain Biahodjow, avait lancé une opération de recensement des épargnants sur toute l'étendue du territoire national, confirmant l'engagement du gouvernement à donner une réponse satisfaisante à la détresse de ces nombreuses familles lésées. Cette campagne d'identification avait le mérite d'actualiser un fichier qui, pour plusieurs raisons, avait besoin d'être revu, eu égard aux éventuelles manipulations qui l'aurait affecté.

Par la suite, un calendrier en vue du remboursement avait été élaboré qui s'articulait sur un programme assez précis. Il y était question de scinder les épargnants en deux groupes selon leurs avoirs qui décideraient de leurs modes de paiement. Ainsi, les avoirs au dessus de 500 000 francs seraient remboursés par virement bancaire ; tandis que les petits épargnants (moins ou égal à 500 000 francs), eux, devraient récupérer les " Bons du Trésor " dans les recettes postales qui leur donneraient accès au paiement dans les agences du Trésor public.

En février 2025, le CTRI avait promis de s'attaquer à ce dossier et les autorités de la Ve République avaient pris l'engagement de le solder progressivement. Dès lors, le compte à rebours avait été lancé dont l'annonce présidentielle est l'épilogue concrète. Cette tranche, d'un montant de 10 milliards de francs, constitue déjà un premier " pansement " sur une " plaie " dont la putridité dévastait chaque jour le tissu social.

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