Le rendez-vous est attendu ce lundi avec attention à Libreville. Et pour cause, à Bordeaux (France), les élus municipaux doivent se prononcer sur une décision qui pourrait ouvrir la voie au retour au Gabon de 33 oeuvres rares issues du peuple tsogo, conservées jusque-là dans une collection promise à la ville française. Au coeur donc des attentes : le vote du Conseil municipal prévu ce 1er juin.
La municipalité bordelaise doit officialiser son refus d’accepter un legs de plusieurs objets d’art africain provenant du Gabon, du Nigeria et de la Côte d’Ivoire. Un choix peu commun en France, mais présenté comme une manière de faciliter la restitution des biens culturels à leurs pays d’origine.
Pour le Gabon, l’enjeu dépasse la simple récupération d’objets anciens. Les pièces concernées, issues de la culture tsogo, sont considérées comme rares et très peu visibles, y compris dans les collections nationales.
Depuis 2022, des échanges sont engagés entre le Musée d’Aquitaine et le Musée national des Arts, Rites et Traditions du Gabon afin d’envisager leur retour à Libreville.
L’histoire remonte au legs laissé par Marie-Thérèse Petit, une ancienne sage-femme bordelaise décédée en 2022, qui avait vécu plusieurs décennies en Afrique avec son époux chirurgien. La collection rassemble des dizaines d’objets acquis lors de leurs séjours sur le continent.
Si le vote attendu ce lundi est favorable, il pourrait marquer une étape symbolique dans la restitution du patrimoine africain et renforcer l’espoir de voir ces oeuvres rejoindre, à terme, les collections gabonaises.
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