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Chroniques

[La Semaine] - Et maintenant ?

Anicet Magloire ONDOUBAS, Rédacteur en chef adjoint | Éditorial à L'Union

D'entrée, il faudra souligner que l'actualité socio-politique de la semaine écoulée a été également marquée par le séjour du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, dans la province de l'Ogooué-Maritime. Arrivé hier, son agenda prévoit une intense activité ce lundi (lire par ailleurs)...

Outre ce séjour présidentiel, plusieurs autres évènements ont été enregistrés au cours de ces sept derniers jours. Dans ce cadre, d'aucuns auraient souhaité nous voir développer davantage la récupération par l'État de l'application "X-Gest", propriété d'un compatriote et utilisée par le ministère de l'Éducation nationale. Cela nous aurait permis de demander si cette récupération est faite en bonne et due forme. Tant, quelques jours avant l'annonce de ladite décision, le propriétaire de "X-Gest", approché par la Rédaction de L'Union, s'était plaint de ce que le ministère de l'Éducation nationale manquait de correction dans leur partenariat... Mais bon, la suite du processus édifiera sans doute l'opinion sur ce dossier.

Autre fait ayant marqué l'actualité de la semaine qui s'est achevée hier, la publication dans le Journal officiel des ordonnances relatives à la réforme de la Haute autorité de la communication (HAC), à la régulation des réseaux sociaux au Gabon, etc.

Le moins que l'on puisse dire ici c'est que ces textes de lois, surtout celui sur la régulation des réseaux sociaux, ont fait, et continuent d'ailleurs, de faire couler beaucoup d'encre et de salive. Certains le trouvant liberticide. Alors que d'autres estiment qu'il en valait la peine.

Pour notre part, il faut rappeler que les ordonnances, moyen accordé à l'Exécutif pour légiférer pendant l'intersession parlementaire, sont soumises à la ratification du Parlement lors de la session qui suit. C'est donc dire que celles concernées ici devront également être examinées et ratifiées, avec possibilité d'amendements, par l'Assemblée nationale et le Sénat.

De ce point de vue, nombreux espèrent que, comme pour le nouveau Code de la nationalité, les deux Chambres du Parlement pourraient revoir les dispositions qui fâchent. Car il y en a vraiment !

Dans tous les cas, quel que soit ce que fera le Parlement, il faudra à l'Exécutif de prendre rapidement les décrets d'application pour préciser certaines dispositions querellées. De même, il serait judicieux pour le gouvernement d'organiser une campagne d'explications et de sensibilisation sur la nouvelle réglementation des réseaux sociaux, sachant que tous les usagers de ces nouvelles technologies de l'information et de la communication n'ont pas le même niveau d'instruction.

Maintenant que la réglementation relative à la régulation des réseaux sociaux dans notre pays est connue, même si, il faut le relever, il reste les textes d'application, nombreux se demandent si la levée de la mesure de suspension des réseaux sociaux est désormais envisagée... Sinon, combien de temps les utilisateurs de ces moyens de communication devront-ils encore attendre ?

Sur un tout autre plan, l'actualité de la semaine écoulée a aussi été marquée par la session du conseil municipal de Libreville. Le premier de la mandature actuelle. Grande a été ce que nombre de Librevillois considèrent comme une surprise . Il s'agit du rejet par une très large majorité des conseillers municipaux, du projet de budget primitif (2026) de la première ville du Gabon...

Proposé à 30 723 038 739 F CFA, ce budget a été jugé "irréaliste, non sincère et confus" par les membres du conseil. Ce qui est davantage étonnant, c'est que le conseil municipal de Libreville est largement dominé par des élus de l'UDB, parti politique dont est issu le maire Pierre Matthieu Obame Etoughe.

Pendant que certains estiment que ce dernier devrait tirer toutes les leçons de ce cinglant désaveu, d'autres soutiennent qu'il est désormais en sursis.

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