Trois centres privés accueillant des enfants en difficulté sociale du Grand Libreville ont été jugés non conformes à la réglementation en vigueur au Gabon. Il s’agit de la “Maison de l’Espérance” à Soduco, du “Bon Samaritain” à Kinguélé et de “SOS Mwana” à Belle-Vue 1. Ces structures ont reçu en début de semaine la visite inopinée de la ministre des Affaires sociales, chargée de la Protection de l’enfance et de la Femme, le Dr Armande Longo-Moulengui.
Le constat établi par les inspections est alarmant : chambres surpeuplées et insalubres, espaces confinés, linge mal entretenu, équipements de cuisine vétustes et d'hygiène douteuse. En gros, des conditions de vie jugées indignes pour des enfants censés être protégés et encadrés.
Face à ces graves manquements, la ministre s'est voulue ferme. Preuve, les centres d'accueil ne respectant pas les normes de protection des droits de l’enfant s’exposeront à des sanctions pouvant aller jusqu’à leur fermeture.
Pour la directrice générale des Affaires sociales, Nadine Eyi, aucune excuse ne saurait justifier de telles dérives, rappelant qu’une formation avait été organisée en 2024 à l’intention des promoteurs de pensionnats privés afin de renforcer leurs capacités en gestion, en respect des droits des enfants. Mais un an plus tard, les recommandations formulées restent, pour l’essentiel, lettre morte.
Ces descentes s’inscrivent dans une vaste opération de contrôle menée par le ministère, entamée le 16 février 2026 sur le site du PK 12, dit “Ferme-École”, où vivent des personnes en situation de handicap, puis poursuivie dans plusieurs quartiers de la capitale, notamment dans le cadre de l’évaluation des biens gérés par le Comité de gestion des biens communautaires des personnes vivant avec un handicap (Cogesbicoph).
La démarche traduit la volonté des autorités de renforcer la protection des couches vulnérables, conformément à la vision du chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema.
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