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Faits divers & Justice

Drame de l’Esther Miracle : au tribunal le 30 janvier

Bateau Esther Miracle

Le procès de l'Esther Miracle, le navire ayant coulé au large de Libreville le 9 mars 2023, va enfin se tenir. C'est ce que rapportent des voix autorisées au niveau de l'appareil judiciaire.

Fidèle Angoue Mba, ex-directeur général de la Marine marchande, Blaise Mbadinga, le patron de la société Royal Coast Marine, qui exploitait le bateau, et leurs coaccusés sont attendus à la barre le 30 janvier prochain. Il s'agira de situer les responsabilités de chacun, mais aussi de comprendre si le dispositif national de secours a correctement fonctionné ou pas ce jour-là. D'autant plus que, alors que le signal de détresse a été donné aux environs de 3 heures, les secours ne sont intervenus que 6 heures plus tard.

Le jeudi 7 août 2025, ce dossier avait été appelé devant le Tribunal correctionnel de Libreville. Mais "l'audience avait été renvoyée à la rentrée judiciaire 2025-2026" en raison, entre autres, de la demande des avocats des prévenus sollicitant la convocation des personnes qui étaient aux responsabilités à l'époque, pour édifier sur les moyens mis en oeuvre pour secourir les naufragés, lorsque le cri de détresse a été lancé.

Il s'agissait notamment du Premier ministre de l'époque, Alain-Claude Bilie-By-Nze, et de son ministre des Transports, Brice Constant Paillat. L'on apprend de sources concordantes que cette requête aurait été rejetée par le Tribunal correctionnel. C'est donc sans ces personnalités que le procès se tiendra, même si les conseils des prévenus continuent de croire que "le naufrage d'Esther Miracle est un festival de dysfonctionnements techniques, administratifs et au niveau du dispositif national de secours".

Pour rappel, sur les 161 passagers que transportait le ferry, les chiffres officiels font état de 30 morts et de 16 personnes dont les corps restent introuvables jusqu'à ce jour. Quelques jours plus tard, Fidèle Angoue Mba, quelques-uns de ses collaborateurs et Blaise Mbadinga avaient été arrêtés avant d'être placés en détention préventive à la prison de Gros- Bouquet, après avoir été inculpés pour "homicide involontaire", "blessures involontaires", "omission de porter secours" et "faux et usage de faux".

Trente-quatre mois après la survenue de ce naufrage, l'épave n'a toujours pas été sortie de l'eau. Et des personnes sont détenues au-delà de la norme fixée par le Code de procédure pénale. Ce procès est donc très attendu par les familles des victimes et les rescapés. Mais aussi par les accusés qui voudraient être fixés sur leur sort.

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