Les échanges ont porté sur le comportement des médecins dans les hôpitaux publics. Les réactions des internautes sont toutes allées dans le même sens. Pour eux, la plupart des médecins gabonais affichent de la négligence envers les patients qui fréquentent les structures sanitaires publiques. Par exemple, le médecin censé assurer la garde aux urgences dort chez lui tranquillement au lieu d'être présent à l'hôpital. En cas d’urgence, il reçoit un coup de fil de ses collaborateurs qui sont sur place. Ces derniers lui présentent le niveau de l’urgence. À lui de juger si cela vaut son déplacement ou pas. Parfois, il donne simplement des instructions au téléphone. Le patient qui espérait une prise en charge immédiate aux urgences peut ainsi voir son état s’aggraver.
Le double emploi des médecins. Hormis les négligences dans les services des urgences, il y a beaucoup de négligence dans les consultations courantes. Les patients qui arrivent à 7 heures du matin, peuvent attendre jusqu’à 14 heures pour être reçus. Et pour cause, "le médecin n’est pas encore là". Ce dernier est souvent en pleines consultations dans un hôpital privé qui lui permet d’arrondir ses fins de mois.
Après ses consultations privées, il ne peut arriver à l’hôpital public qu’à partir de 12 heures, complètement exténué. Ainsi, il n’a plus assez de force pour s’occuper convenablement des malades qui l’attendent depuis le matin. Pis, durant les consultations, certains soignants demandent aux patients de les retrouver dans une structure privée.
Et justement, le plus étrange est que les mêmes médecins, retrouvés dans les hôpitaux privés, affichent un comportement beaucoup plus professionnel. Les patients y sont généralement bien accueillis et bien examinés. Ce qui explique que les classes aisées de la société ne se font pas traiter dans les hôpitaux publics du pays. Ceux qui sont financièrement forts se soignent soit dans les cliniques privées très coûteuses, soit à l'étranger.
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