La semaine écoulée, entre autres faits ayant fait les choux gras des réseaux sociaux, figurent les échauffourées ayant éclaté à l'hôpital sino-gabonais, à Belle-Vue-2, mettant aux prises le directeur de cette structure hospitalière de proximité et de renom et un groupe d'agents issus de la main-d’oeuvre non permanente (MONP) et ceux en attente de postes budgétaires.
Gênante aux entournures, cette situation, apprendon, résulte des positions tranchées entre les grévistes qui avaient fermé l'entrée principale de l'hôpital – pour des revendications non abouties et d'espoirs douchés depuis des années – et le directeur qui demandait à faire entrer l'ambulance à bord duquel se trouvait un cas d'urgence.
Il n'en fallait pas plus pour que le dialogue déjà rompu prenne une tournure regrettable. C'est vrai, le syndicalisme garantit aux travailleurs le droit de revendiquer, de négocier et de faire grève. En même temps, ne l'occultons pas, il en impose des devoirs, le dialogue et le respect des lois en vigueur.
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Il serait donc raisonnable, devant certains cas – une "urgence sanitaire" par exemple –, de faire toujours la part des choses. Des formations s'imposent dès lors pour donner à nos syndicalistes des rudiments qui les aideraient à en savoir un peu plus sur leurs droits et devoirs. Sur ce qui est faisable et les seuils à ne point franchir pour s'éviter un retour de manivelle.
Pour ce cas précis, si l'irréparable s'était produit, il est clair que la responsabilité pénale incomberait aux grévistes. D'où il faut toujours savoir raison gardée devant certaines situations. Même conflictuelles. Pour le reste, il revient à la direction de cet hôpital d'annihiler l'"arrogance" dénoncée, en privilégiant le dialogue et l'écoute afin que l'accalmie actuelle, née de la visite de la ministre de tutelle, Pr Elsa Joséphine Nkana Ayo-Bivigou, n'ait pas l'effet d'un feu de paille.
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