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L’état d’urgence hydrique enflamme les réseaux sociaux

Livraison d'eau à Libreville

Le gouvernement a dégainé l’artillerie lourde face à la soif : l’état d’urgence hydrique a été déclaré mercredi 1er juillet par le ministre de l’Accès universel à l’eau et à l’énergie, Philippe Tonangoye.

Cette décision a tout d'abord entraîné le blocage de la filière parallèle de camions-citernes qui ravitaillait des milliers de foyers à sec à travers le Grand Libreville. Plusieurs véhicules ont été saisis, les tarifs de l’eau vendue dans le cadre de ladite filière ont considérablement baissé. Sapeurs-pompiers et militaires mobilisés pour reprendre en main la distribution. Ensuite, après une réunion avec les opérateurs économiques de la filière, le gouvernement a levé l'interdiction de livrer de l'eau qui leur était imposée tout en réajustant les tarifs.

Motif officiel : lutter contre un " réseau de fraude " où certains agents de la Société d'énergie et d'eau du Gabon (SEEG) et des opérateurs privés vendaient l’eau jusqu’à 6 fois plus cher en profitant de la pénurie. "Toute exploitation de la vulnérabilité des populations sera traitée avec la plus grande fermeté", a prévenu le ministre.

Le buzz sur les réseaux : entre soulagement et doute.

La décision fait un bruit monstre sur Facebook, TikTok et X. Côté gouvernement, on parle d’un "signal fort, porteur d’espoir". Mais sur la toile, les internautes en doutent : "On a déjà entendu ça" : Depuis des années, les ministres se succèdent avec des annonces. "Les ministres passent, les discours évoluent, les problèmes demeurent..."

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À lire aussi : Eau : le gouvernement abaisse le prix de la cuve à 4 000 francs

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Plusieurs estiment que la filière parallèle des camions est la "bouée de secours" de milliers de ménages dont les robinets sont à sec depuis 20 ans.

60 % de l’eau produite est perdue à cause du réseau défectueux. Certains se demandaient déjà si les camions des pompiers suffiraient à ravitailler tous les foyers en manque d'eau.

En résumé, l’annonce est forte, les moyens déployés aussi. Mais à Libreville, beaucoup attendent de voir l’eau "couler définitivement au robinet".

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