Aller au contenu principal
Chroniques

[La Semaine] - Inévitable programme

Anicet Magloire ONDOUBAS, Rédacteur en chef adjoint | Éditorial à L'Union

Triste semaine pour la Rédaction de L'Union qui a perdu l'une de ses plumes les plus prometteuses, jeudi en matinée. Le décès prématuré de Rudy Hombenet Anvingui, alors qu'elle venait de donner la vie quelques jours plus tôt, a plongé toute la corporation dans une tristesse indescriptible, à en juger par la qualité et le nombre d'hommages multiformes à elle rendus. Au regard de son amour pour le journalisme, métier ô combien contraignant, surtout la presse écrite, nous nous devons de dire, comme pour honorer sa mémoire et son professionnalisme : les belles plumes ne meurent pas !

Ceci étant, soulignons que outre ce côté obscur, l'actualité de la semaine qui s'est achevée hier a été essentiellement marquée par la célébration de la 3e édition de la Fête de la Libération et le Conseil de discipline du Conseil supérieur de la magistrature (CSM).

--

À Lire aussi : [La Semaine] - Reprise triomphale !

--

Sur le premier sujet, rappelons que l'évènement a été célébré dans tout le pays, avec une mobilisation particulière à Makokou, chef-lieu de la province de l'Ogooué-Ivindo. Région dans laquelle s'est rendu le président de la République, jeudi par voie terrestre en partance de la province voisine du Haut-Ogooué. Fait inédit, pour mériter d'être souligné. Mais, pas très surprenant, connaissant l'attachement du numéro un gabonais à l'arrière-pays...

S'agissant des festivités relatives à la Fête de la Libération, on notera que la célébration de la Libération, cette année, a donné lieu à l'inauguration de nouvelles infrastructures dans plusieurs localités de l'Ogooué-Ivindo ; un discours à la Nation du chef de l'État ; un défilé à la place de l'indépendance de Makokou, etc.

En matière d'infrastructures, la province de l'Ogooué-Ivindo, longtemps oubliée (ou tout comme), s'est vue doter de plusieurs édifices nouveaux. Et cela dans plusieurs secteurs (administration, santé, éducation, eau, banque, sécurité, tourisme, logement, etc.). Toute chose ayant conduit les notables de ladite province à exprimer leur gratitude au numéro un gabonais qu'ils ont du reste rassuré de leur soutien...

Pour revenir sur le discours du chef de l'État, on retient son côté sensibilisateur. De ce point de vue, le président Oligui Nguema interpelle ses compatriotes quant à la mobilisation des uns et des autres pour la construction d'un autre Gabon. Un Gabon nouveau, débarrassé de toutes les aspérités qui l'ont plombé des décennies durant, et retardé son développement.

"Dans le Gabon que nous voulons bâtir, l’égalité devant la loi est un principe constitutionnel. Aucun pan de la société ne peut s’y soustraire. Qu’il s’agisse d’un membre du gouvernement, d’un magistrat, d’un avocat, d’un haut responsable civil ou militaire, d’un médecin, d’une sage-femme, d’un agent de l’État ou d’un opérateur économique, chacun doit désormais répondre de ses actes", a insisté le chef de l'État.

Au regard des habitudes acquises, des pratiques blâmables enracinées chez beaucoup de ses compatriotes, une telle approche nécessite un nouvel état d'esprit chez les Gabonaises et les Gabonais. Et l'exemple doit venir de la classe dirigeante censée, par la force de la loi, tirer le peuple vers le haut...

S'agissant du Conseil de discipline du CSM, on est tenté de dire, sans doute à tort, que c'est un fait nouveau. Mais tout simplement parce que c'est la première fois que le fait a été médiatisé. Ne serait-ce que sa tenue.

Ce sont donc 10 magistrats, et pas des moindres, qui ont été traduits en Conseil de discipline. Plusieurs sanctions ont été prononcées à leur encontre dont des radiations, des blâmes, des exclusions temporaires avec privation totale de traitement, etc. Toutefois, apprend-on, les personnes sanctionnées peuvent intenter des recours au niveau du Conseil d'État.

Dans tous les cas, force est de reconnaître que quelque chose est en train de changer du côté de notre Justice. Si cela peut redorer son blason jusque-là très terni, alors il faut tenir bon !

random pub

La Fête des Cultures 2026 - Gabon
Sodipresse - Votre distributeur de presse
EDIG
image
Logo