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Faits divers & Justice

Insécurité : recrudescence inquiétante du banditisme

Le défaut d’éclairage public par endroits favorise le passage à l’acte des malfrats.

Alors que l'idéal serait que les Gabonais et les communautés amies célèbrent le 66e anniversaire de l'accession du pays à la souveraineté internationale dans un contexte de tolérance zéro, il ne se passe plus un jour sans que des personnes ne soient victimes, entre autres, de braquages et de cambriolages à Libreville ou encore dans l'hinterland. Il s'agit d'actes de violences alimentant cette insécurité, qui est manifestement allée croissant ces derniers temps et à laquelle les pouvoirs publics ne doivent pas se lasser d'apporter des réponses appropriées (lire par ailleurs).

En effet, depuis plusieurs mois, le sentiment d’insécurité s’est installé durablement à Libreville et dans certaines villes de l'arrière-pays. Les braquages en plein jour, les agressions à l’arme blanche le soir, les vols de téléphones et les cambriolages ne sont plus le propre de quelques quartiers. Pour ne prendre que l'exemple de la capitale gabonaise, du centre-ville à Nzeng- Ayong, les habitants racontent les mêmes scènes.

À telle enseigne que beaucoup ont désormais peur de sortir après 20 heures et la ville vit avec la peur. S'agissant des causes, il faut dire que cette recrudescence de l'insécurité ne tombe pas du ciel. D'autant qu'elle peut s’expliquer par la convergence de plusieurs facteurs. Aussi, en dépit des efforts déployés par les pouvoirs publics dans le but d'inverser la tendance, le chômage des jeunes pousse malheureusement une partie d’entre eux vers la délinquance.

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Le trafic de drogue – notamment de cannabis et de Tramadol –, activité à laquelle se livrent plusieurs jeunes et même des adultes au quotidien, gangrène tellement les quartiers. Au point d'entretenir la violence.

À cela s’ajoutent un éclairage public défaillant par moments dans plusieurs zones devenues le repaire des gangsters. D'où la nécessité de renforcer les effectifs au sein des Forces de défense et de sécurité (FDS), dans la perspective d'assurer un maillage plus optimal des zones dites à risque.

Face à l’urgence, les réponses factuelles des autorités doivent nécessairement prendre en compte le démantèlement des fumoirs. Ces lieux où se rassemblent plusieurs jeunes pour consommer de la drogue, avant de se livrer par la suite à d'autres actes délictueux. Car, si des saisies records ont été réalisées ces derniers temps, il est par ailleurs important de décourager les dealers, en organisant régulièrement des descentes musclées dans les lieux de consommation. Lesquels sont le plus souvent connus des riverains, qui vivent cependant dans la crainte de représailles de la part des délinquants.

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