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Société & Culture

Grève à l'Éducation : une patate chaude entre les mains du gouvernement

Réunion de cabinet présidée mardi par le vice-président du gouvernement

Enclenché mi-décembre 2025 par les syndicats du secteur : Sena, Synetecpro et SOS Education, la grève des enseignants de l'Éducation nationale se poursuit. Les élèves issus des établissements publics et confessionnels sont à la maison.

Réunis mardi pour décider de la conduite à tenir face au “mutisme” du gouvernement, les membres de ces deux entités syndicales ont confirmé le maintien de leur grève et son durcissement d'ici à la fin de cette semaine, si les pouvoirs publics ne faisaient rien pour faire bouger les lignes.

Vingt-quatre heures plus tard, leur message semble avoir été entendu. En effet, conscient des effets nocifs que cette situation produit sur le moral de la jeunesse scolarisée l'avenir d'un pays, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a convoqué, mardi, une réunion à laquelle ont pris part les ministres Camélia Ntoutoume-Leclercq (Education nationale et Instruction civique), Laurence Ndong (Fonction publique et Renforcement des capacités), Charles Edgard Mombo ( Enseignement supérieur et Recherche scientifique) et le ministre délégué auprès du ministre de l'Économie, des Finances, de la Dette, chargé du Budget, Marc Abeghe.

But : examiner en profondeur les revendications exprimées par les enseignants. Notamment celles relatives à la régularisation des situations administratives, les rappels de soldes, les cas des enseignants sortis des écoles de formation, les situations des bénévoles et les problèmes de vacations.

Entendu que cette situation, qui paralyse le système éducatif, préoccupe au plus haut point le président de la République, chef de l'État, chef du gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui a d'ailleurs instruit son gouvernement tenu par une obligation des résultats de trouver, dans l'immédiat, des solutions aux préoccupations légitimement exprimées par les enseignants, afin d'envisager une issue favorable à la crise.

C'est l'exigence des résultats concrets à laquelle tout le gouvernement est soumis. Le président de la République l'aura fort bien rappelé : “Il n'y aura ni période de rodage, ni indulgence particulière”. Autrement dit, les résultats rien que les résultats face aux maux qui minent la société.

Durant cette réunion, il a ainsi été décidé de la mise en place, dès la semaine prochaine, d'une commission tripartite : Éducation nationale, Fonction publique et Budget, pour examiner tous les dossiers urgents liés à l'Éducation nationale.

“Par ce premier acte, le gouvernement a décidé de prendre à bras-le-corps les questions soulevées par les enseignants, qui sont du reste légitimes. Nous promettons de trouver des solutions progressivement”, a confié la ministre d'État Camélia Ntoutoume-Leclercq, au terme de la réunion ministérielle.

Invitant aussi les enseignants à mettre un peu d'eau dans leur vin et à apprécier les efforts qu'aura à fournir le gouvernement, même graduellement, par rapport à leurs “revendications légitimes”. La balle est désormais dans le camp du gouvernement qui, à ce qui se voit, vient enfin de prendre véritablement la mesure de la crise. La réunion convoquée par le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, est l'acte qui en fait foi. Il ne reste plus qu'à s'asseoir autour d'une même table pour démarrer les pourparlers et trouver un modus operandi qui ferait date et l'affaire de tous. Au moment où nous mettions sous presse, l'on apprenait que s'agissant des vacations, les virements seraient effectifs depuis hier et que la distribution de bons de caisse commence

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