Les activités des Sucreries du Gabon (Sucaf), implantées non loin de Franceville, dans le Haut-Ogooué, pourraient être paralysées dès le 1er octobre 2026. Les salariés ont déposé, vendredi dernier, un préavis de cessation concertée et collective du travail, dénonçant plusieurs manquements qu'ils imputent à la direction générale.
Réunis en assemblée générale, les travailleurs ont exprimé leur inquiétude face à la dégradation de leurs conditions de vie et de travail. Ils dénoncent notamment des atteintes à leurs avantages sociaux, à leur santé, à leur sécurité et à leurs perspectives d'évolution professionnelle.
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Dans leur préavis, plusieurs griefs sont relevés. Il s'agit notamment de la suppression de l'accès à l'économat, de la fermeture du foyer des travailleurs et de l'espace de repos et de consommation prévu à l'article 31 de la convention collective, ainsi que de la disparition d'un avantage social prévu à l'article 30.
Sur le plan sanitaire, les salariés déplorent l'absence des visites médicales obligatoires, notamment celles annuelles et semestrielles pour les postes exposés aux produits chimiques. Ils dénoncent également l'absence de plan annuel de formation et le non-respect, selon eux, des dispositions relatives au développement professionnel.
Le fonctionnement du Comité de sécurité et de santé au travail est également mis en cause, avec un manque de suivi des risques professionnels. Les travailleurs pointent, en outre, le non-respect de la dotation en tenues de travail. "Une seule tenue fournie en deux ans, au lieu de deux par an", déplore le président du syndicat. L'absence de Commission d'interprétation paritaire est aussi dénoncée.
Face à ce qu'ils qualifient de rupture du dialogue social, les salariés annoncent une grève à compter du 1er octobre à minuit. Ils restent toutefois ouverts à des discussions pour parvenir à une issue favorable.
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