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International

France : la manifestation contre la vie chère vire au chaos

Violences lors de manifestations à Paris

La France s'est réveillée dimanche matin avec la gueule de bois. Samedi 17 octobre 2026, une immense journée de mobilisation contre la vie chère a rassemblé des centaines de milliers de personnes à travers le pays, mais s'est terminée par des scènes de pillages et de violences d'une rare intensité à six mois de la présidentielle. Les chiffres divergent comme d'habitude.

550 000 manifestants selon le ministère de l'Intérieur, 800 000 selon les organisateurs dont les organisations des lycéens et étudiants. L'appel de départ venait de la jeunesse – lycéens et étudiants – qui dénonce depuis un mois la dégradation de l'école et des services publics. Ils ont été rejoints par un cocktail explosif : gilets jaunes, salariés, retraités, militants écologistes etc. Le mot d'ordre était commun : le coût de la vie, les salaires, les retraites, le pouvoir d'achat.

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À Paris, deux cortèges avaient été déclarés. Les abords de l'Élysée et de Matignon avaient été interdits. Pillages, incendies, mairies saccagées. Si la majorité a défilé pacifiquement, des groupes de casseurs ont pris le dessus dès le milieu d'après-midi.

Le bilan était lourd dimanche matin. À Paris : " Des rues entières méthodiquement ravagées ", selon le maire Emmanuel Grégoire. Un Monoprix, un McDonald's, des boutiques SFR, Etam, Franprix pillés boulevard Sébastopol et à République. Voitures incendiées aux Halles. À Limoges : l'Hôtel de Ville, édifice historique de 1883, incendié. À Lyon : une antenne de l'office de tourisme incendiée. À Marseille : intrusion dans l'Hôtel de Ville, mobilier saccagé et buste de Marianne jeté au sol. À Bordeaux : la résidence de la préfète saccagée. Selon le Premier ministre Sébastien Lecornu, le bilan provisoire est de 1 200 interpellations dans tout le pays et 150 policiers et gendarmes blessés. Le ministre de l'Intérieur parlait samedi soir de 400 interpellations. À Saint-Étienne, un manifestant a eu la main arrachée par une grenade.

La réaction du gouvernement a été immédiate et très ferme. " Aucune place pour la violence dans notre République. Ceux qui ont cassé, attaqué les préfectures comme les commerces, pillé jusqu'à nos mairies, seront poursuivis et punis ", a réagi le président Emmanuel Macron sur X, apportant son soutien aux forces de l'ordre, " garantes du droit à manifester ".

Mais au-delà de la condamnation des violences, aucune réponse concrète n'a encore été apportée aux revendications de fond : comment faire baisser les factures et relever les salaires ? C'est cette question qui reste au coeur de la colère et qui promet de peser lourd dans la présidentielle d'avril 2027.

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