Edgard Moukoumbi, a annoncé vouloir faire de l’assainissement du milieu religieux l’un de ses chevaux de bataille. En cause : la multiplication des lieux de culte au Gabon et leurs travers.
Ainsi, la floraison des églises dites de réveil s’accompagne de dérives attribuées à certains responsables. Des affaires d’abus sexuels, d’adultère ont conduit devant les tribunaux ces personnes, étrangères pour la plupart, se réclamant "hommes de Dieu". Des fidèles dénoncent aussi des enseignements qui auraient provoqué des tensions, voire des ruptures familiales.
Si ces faits ne concernent pas toutes les communautés religieuses, ils remettent, toutefois, au goût du jour la question du contrôle des organisations, ainsi que leur responsabilité dans l'encadrement de leurs fidèles.
Le défi du ministre de l'Intérieur sera donc de passer des déclarations aux actes. L’ouverture d’une église ne devrait pas être une simple formalité : les conditions d’installation et le respect des lois doivent être vérifiés. Tout comme, l'opération de conformité des partis politiques, celle en rapport avec les associations à connotation religieuse devrait suivre. Du moins, pour parer au plus pressé face à cette problématique des plus inquiétantes.
Au final, assainir le milieu religieux ne signifie pas entraver la liberté de culte, mais empêcher qu’elle serve de couverture à des pratiques abusives.
Il ne reste plus qu'à espérer des mesures radicales afin de protéger les fidèles. Entre autres.
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