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Politique

CSM : nouveau départ

Brice Clotaire Oligui Nguema, président du Gabon

L'actualité judiciaire a été marquée par la tenue, hier à Port-Gentil dans l'Ogooué-Maritime, de la session du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) délocalisé. Une séance solennelle présidée par le chef de l'État, président du CSM, Brice Clotaire Oligui Nguema, en présence de tous les responsables du corps judiciaire. Avec un ordre du jour à la hauteur des exigences et des attentes, cette séance a notamment porté sur les sanctions des magistrats, les nominations, affectations, titularisations et autres questions sensibles. L'ambition étant de procéder à un assainissement complet d'un secteur totalement miné par une situation des plus difficiles.

Ainsi, les conclusions de la session disciplinaire d'août dernier ont été passées à l'examen de ces retrouvailles institutionnelles. S'inscrivant dans la continuité de ce rendu, la séance de Port-Gentil a entériné les révocations et suspensions prononcées à l'endroit de certains magistrats, près d'une dizaine. Des décisions dont le corollaire était les lenteurs procédurales, les manquements professionnels et les situations de détention irrégulière dénoncées par les justiciables. Autant de faits qui auront participé à conforter le compte-rendu du 25 août 2026.

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Dans cette optique, les sanctionnés n'auront eu que très peu de chances de bénéficier d'un rétropédalage de la part du CSM. Parmi ceux-ci, l'ancien procureur général près la Cour de cassation de Libreville, Eddy Narcisse Minang, qui a été radié ; et Bruno Obiambé qui avait écopé d'une suspension de 12 mois. Ainsi que d'autres magistrats visés par des sanctions mineures.

Cette réunion majeure du CSM n'a pas manqué de se pencher sur les arbitrages de la carte judiciaire et un vaste mouvement d'affectations et de mutations au sein des juridictions. Toute chose qui tient lieu d'une dynamique dont l'objectif est de permettre à la justice gabonaise d'inscrire son oeuvre dans les enjeux de l'heure. Une justice rendue au nom du peuple dont l'exigence est d'être à la hauteur de ses attentes.

Au-delà de tout, le CSM de la capitale économique a eu pour mission de veiller à l'indépendance de la magistrature, à la discipline, à la déontologie et à la bonne administration de la justice à travers le pays.

Il ne reste plus qu'à considérer, comme Platon, que : "La justice consiste à rendre à chacun ce qui lui est dû." Intégrer ce concept, c'est comprendre que le peuple pour qui elle se rend n'aspire qu'à l'unique dessein de la voir correspondre aux réalités auxquelles la société toute entière fait face au quotidien.

C'est dire que le magistrat devrait avoir un sens de responsabilité qui tranche avec les comportements retors et séditieux dénoncés jusque-là. Que chacun le comprenne et tout ira pour le mieux. Autant pour la justice que pour le justiciable.

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