La Journée mondiale des droits du consommateur 2026 sera célébrée le 15 mars prochain. Au Gabon, un message de la Direction générale de la Concurrence, de la consommation, de la répression des fraudes, envoyé aux consommateurs locaux, indique que le thème, national, est : "Un consommateur éclairé est un consommateur protégé".
Pour nombre de consommateurs, ce thème sonne faux. Une provocation presque. Car en se référant à ce qui se vend chaque jour dans nos marchés, ils notent, à raison d'ailleurs, que la réalité est brutale : produits périmés mais écoulés sans gêne, poissons et viandes exposés des heures sous la chaleur, conserves sans étiquettes lisibles, huiles alimentaires d’origine incertaine, etc.
Le consommateur gabonais avale tout, souvent malgré lui. Pendant ce temps, l’administration chargée de contrôler le marché semble étrangement discrète, malgré la limpidité des missions dévolues à la DGCCRF : vérifier la conformité et la sécurité des produits, garantir la loyauté des prix et de l’information, sanctionner les fraudes. Mais sur le terrain, combien de descentes visibles ? Combien de commerçants sanctionnés publiquement et réellement ?
Pourtant les risques sont divers et bien réels. Preuve, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 600 millions de personnes tombent malades chaque année à cause d’aliments contaminés et 420 000 en meurent.
Les intoxications alimentaires provoquent des infections graves : diarrhées aiguës, insuffisances rénales ou atteintes du foie. Les enfants, les personnes âgées et les femmes enceintes en paient le lourd tribut.
Dans ces conditions, parler de “consommateur éclairé” relève presque du cynisme. Le danger étant permanent dans nos assiettes. Pis, le consommateur, impuissant, ne peut malheureusement inspecter les chaînes d’importation, encore moins analyser les produits et vérifier les normes sanitaires.
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