La pénurie de gasoil, qui aura paralysé l’activité économique durant quelques jours dans le Grand Libreville, remet au goût du jour la question de la subvention
des produits pétroliers par l’État. S’il est vrai qu’en finançant cette aide, le gouvernement freine une éventuelle inflation, surtout dans le secteur des
transports, un arrimage des prix du carburant, couplé à une suppression des subventions, permettrait au Gabon, comme c’est le cas chez ses voisins de la sous-région, de maintenir l’équilibre de ses finances publiques face aux impératifs sociaux.