Le Conseil des ministres du 26 février 2026 est venu préciser les intentions du gouvernement en posant les bases d'un encadrement structuré. Un projet d’ordonnance réglementant l’usage des réseaux sociaux via les plateformes numériques en République gabonaise a donc été annoncé.
Pris en application de l’article 95 de la Constitution, le texte entend organiser les mécanismes de réaction publique et judiciaire face aux communications numériques susceptibles de provoquer un ''risque grave et immédiat''. Il prévoit aussi un régime de régulation applicable aux contenus générés ou amplifiés par des systèmes d’intelligence artificielle.
Une chose est certaine, l’État veut encadrer. La question désormais est celle du calendrier. Le ''jusqu’à nouvel ordre'' prononcé le 17 février doit-il durer le temps de la ratification de cette ordonnance ? Le temps de la mise en place des mécanismes de contrôle ? Ou s’agit-il d’une suspension à durée indéterminée ?
Dans un pays fortement connecté (le Gabon est présenté comme l’un des pays les plus connectés d’Afrique centrale, selon l’Union internationale des télécommunications-UIT), où une partie de l’économie repose sur les plateformes numériques, l’incertitude devient en elle-même un facteur d’instabilité. Les entrepreneurs s’adaptent, les citoyens contournent, mais tous s’interrogent. Réguler, oui. Mais pour combien de temps cette parenthèse numérique restera-t-elle entrouverte ?
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