Aller au contenu principal
Société & Culture

Incident au tribunal de Libreville : le garde des Sceaux ouvre une enquête

Augustin Emane, ministre de la justice

Dans une déclaration rendue publique mardi, le ministre de la Justice, garde des Sceaux, chargé des Droits humains, Augustin Emane, s'est dit solidaire des agents de l'État affectés au greffe du tribunal de première instance de Libreville, qui ont failli être brûlés vifs le 25 février 2026, à la suite d'un acte incongru et malfaisant d'une femme dont la stabilité psychologique soulève quand même des interrogations.

Les faits : le 24 février 2026, une compatriote téléphone au greffier en chef dudit tribunal pour s’enquérir de l’avancement de son dossier. On lui répondra que celui-ci est “introuvable”. Le lièvre était levé. Le lendemain, l'usagère se pointe au greffe civil muni de deux bouteilles de pétrole et d’un allume-gaz.

Elle va ensuite asperger le produit inflammable sur des dossiers et sur cinq agents dont une femme enceinte tout en exigeant que son dossier soit retrouvé, avant d’être maîtrisée, fort heureusement, par des agents des force de l’ordre présents sur les lieux.

Avec la plus ferme énergie, le ministre de la Justice condamne ces faits inadmissibles survenus, qui plus est, dans l'enceinte sacrée d'un Palais de justice. Et exprime sa solidarité aux agents victimes de cette agression.

Au vu de la gravité des faits, Augustin Émane a ordonné l’ouverture d’une enquête administrative pour déterminer les responsabilités.

La Chancellerie, pour sa part, a lancé une réflexion sur l’amélioration de l’accueil, de la réception, de la conservation et des délais dans le traitement des dossiers judiciaires pour diluer de tels dysfonctionnements.

Et l’Inspection générale des services judiciaires a été chargée, en collaboration avec les chefs des juridictions et les responsables des greffes, de mener la réflexion qui s'impose.

Quant au commandement en chef de la Sécurité pénitentiaire, il doit réfléchir sur les mécanismes à même de contribuer à l’amélioration des conditions de sécurité des juridictions.

random pub

Sodipresse - Votre distributeur de presse
Chaine WhatsApp L'Union
https://www.union.sonapresse.com/form/contact
image
Logo