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Enquête

Makokou : la marche vers la modernisation

Hotel Belinga à Makokou

En séjour d'une journée à Makokou, chef-lieu de la province de l'Ogooué-Ivindo, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a procédé le 26 janvier dernier, à l'inauguration et à la réception d'infrastructures, dont les travaux ont été réalisés avec maestria par des PME locales. Ici, les enjeux sont de taille, ils vont au-delà d'une simple cérémonie d'inauguration. C'est l'impulsion d'une vision futuriste qui tend à hisser la première cité ogivine aux standards des villes modernes, dotée d'infrastructures répondant, précisément, à ces exigences-là. La rénovation complète du complexe hôtelier "Belinga de Makokou" est la parfaite illustration de cet élan de transformation de la province, partant de la ville, reléguée pendant des décennies aux calendes grecques, sinon aux oubliettes.

Situé au coeur d'une ville entourée d'un potentiel touristique majestueux et idyllique, ce qui lui vaut le statut de "Capitale verte", l'hôtel Belinga se positionne comme un accès stratégique pour la promotion du tourisme écologique et culturel. Ceci, via une offre d'hébergement conforme aux exigences de qualité et de confort, améliorant considérablement l'attractivité. D'autant plus que la localité attend son expansion économique avec la mise en exploitation prochaine de la mine de fer de Belinga (Bélenga, qui signifie les fers en ikota, la langue locale). L'accueil des visiteurs, qu'ils soient nationaux ou internationaux, qui en découlera, ne devrait en réalité pas poser "problème, puisque les capacités d'accueil et d'hébergement de la structure ont été largement augmentées", souligne Elvis Soulounganga, chef de chantier de la PME, Concept P2I, chargée de la réfection et de l'extension de la structure hôtelière.

Et d'ajouter qu'il en est de même des événements officiels. "Aujourd'hui l'hôtel Belinga est doté d'une salle d'une capacité de 600 personnes, prête à accueillir tous les évènements et d'une salle de noces".

Au nombre de ces inaugurations par le chef de l'État et au titre des infrastructures appelées à transformer la ville de Makokou, on note également la caserne de la 6e compagnie d'incendie et de secours. Première caserne du genre en terre ogivine, l'édifice revêt un caractère plus qu'indispensable dans la protection des biens et des personnes.

" Aucune ville en développement ne l'a été sans une unité de sapeurs-pompiers, c'est un maillon essentiel. Il faut donc l'équiper de tous les moyens dont elle a besoin, pour qu'elle soit réactive et efficace en cas d'urgence", souhaite un notable de Makokou.

Au-delà du rôle dévolu aux soldats du feu, de leurs missions de secourisme, sensibilisation et prévention contre les risques des catastrophes naturelles, l'édifice qui abrite la caserne des sapeurs-pompiers de Makokou est un véritable joyeux architectural moderne qui contribue, à vue d'oeil, à l'embellissement de la ville. Son emplacement stratégique améliorant clairement le cadre urbain.

On en vient donc à regretter que, malgré son statut de "Capitale verte", du fait qu'elle est traversée par le Parc national de l'Ivindo, via la rivière éponyme, lequel a été classé patrimoine mondial par l'Unesco et qu'elle est couverte par un paysage forestier et une biodiversité exceptionnelle, la ville de Makokou ait accumulé autant de retard dans son développement. Mais ce tableau devrait, dans un proche avenir, être rangé au rayon des tristes. Avec autant de réalisations et de projets, les Ogivins caressent désormais en effet le rêve de voir leur localité sortir de l'ombre. D'où leur appel à l'endroit des plus hautes autorités à tout mettre en oeuvre, afin que les chantiers en cours, tels que la route Ovan-Makokou et bien d'autres, comme le centre commercial et la banque de Makokou, aboutissent véritablement.

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