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Économie

Redevance R4 : bras de fer entre l’ANAC et l’IATA

Agence nationale de l’aviation civile (ANAC)

Le ciel gabonais s’assombrit sur fond de tensions réglementaires. En effet, l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC) fait face à une vive contestation de l’Association du transport aérien international (IATA) après l’entrée en vigueur, le 26 février dernier, de la redevance passagers R4. Une décision que l'IATA a jugée non conforme aux standards internationaux.

Dans un courrier adréssé à l’ANAC, l’IATA dénonce un déficit de transparence sur l’affectation des fonds collectés depuis le lancement du projet en 2021, exigeant des clarifications sur leur utilisation. L’organisation s’interroge également sur la nature indéterminée de cette taxe, appliquée sans échéance, y compris après la mise en service du nouveau terminal.

L'autre point de friction est l’exigence faite aux compagnies de percevoir rétroactivement la redevance sur des billets déjà émis. Ceci en violation du préavis réglementaire de quatre mois. Une disposition qualifiée "d’irréaliste" et que l’IATA rejette catégoriquement, tout en pointant l’absence de règles claires sur les pénalités.

Au-delà du différend technique, l’organisation brandit une menace : le blocage des nouveaux codes de taxe dans son système de billetterie. Une telle mesure pourrait renchérir les coûts de transport, peser sur la fréquentation aérienne et fragiliser les perspectives touristiques et économiques du pays.

En filigrane, ce dossier pose la question de la gouvernance du secteur aérien gabonais. Surtout à l’heure où la crédibilité réglementaire devient un critère d’attractivité.

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