Aller au contenu principal
Chroniques

[Tribune des partis politiques] - UDB : où va le parti ?

Alix-Ida MUSSAVU-KOMBILA , journaliste à L'Union

La gestion de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB) continue de susciter des interrogations. Une ligne directrice existe mais dans les faits, elle semble difficilement respectée. Chacun s’exprime, parfois sans en tenir compte. Des responsables investis de mandats nationaux ou locaux s’autorisent des tribunes publiques dans lesquelles ils interpellent directement le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, également président fondateur de l’UDB, comme si le parti ne disposait pas de canaux internes pour ce type de préoccupations.

Beaucoup semblent évoluer en électrons libres et la direction du parti demeure silencieuse. Une posture qui tranche avec la fermeté affichée dans le cas du député de la Zadié, suspendu pour indiscipline en décembre 2025. Où va l’UDB ? La question prend un relief particulier depuis le défilé du 30 août dernier à Makokou.

--

À Lire aussi : [Tribune des partis politiques] - PDG : comme une propension à exister !

--

Si l'UDB y a fièrement arboré ses couleurs, la présence remarquée de "La Pensée patriotique" interroge. Ex-Ossimane, elle avait, dans le sillage de la création de l’UDB, décidé de rejoindre le parti présidentiel. Plus surprenant encore, les associations qui lui sont affiliées ont défilé en revendiquant ouvertement cette appartenance. Maladresse ou signal politique ? Un an après la création de l’UDB, après une vague d’adhésions et plusieurs opérations de fusion-absorption, faut-il y voir les premiers signes d’un rétropédalage ?

Le contexte nourrit les soupçons et l’interrogation est d’autant plus forte que le chef de file historique de ce courant, désormais ambassadeur du Gabon en Inde, a été écarté de la trésorerie de l’UDB. Ses "compagnons" ont-ils choisi de poursuivre leur engagement autrement ? L’hypothèse alimente les spéculations, dans un parti où certains observateurs évoquent une guerre des clans. Un serait animé par Aurélien Mintsa-Mi-Nguema. Un autre graviterait autour du secrétaire général, dont le leadership est contesté par ceux qui lui reprochent son manque d’expérience politique et une gestion en vase clos. Un autre encore se structurerait autour du cabinet politique du président fondateur. L’UDB peut-elle durablement fonctionner dans une telle confusion ?

En mai dernier, Brice Clotaire Oligui Nguema déclarait à notre Rédaction : "Nous devons mettre l’accent sur la discipline". Quatre mois plus tard, cette discipline semble toujours constituer un chantier majeur. Le congrès annoncé pour novembre 2026 sera donc scruté avec attention. Permettra-t-il de remettre de l’ordre dans les rangs ou consacrera-t-il ce qui s'apparente à un déséquilibre ?

Pour cette première force politique du pays, il faudra démontrer que l’implantation peut aller de pair avec la discipline, la cohérence et l’autorité politique.

random pub

Petites Annonces
EDIG
https://www.union.sonapresse.com/form/contact
image
Logo