Alors qu'on le dit totalement à la ramasse à tous points de vue, l'ancien parti au pouvoir, le Parti démocratique gabonais (PDG) a, ces derniers temps, fmontré une vraie propension à exister. D'abord, dimanche écoulé, à Makokou, dans la province de l'Ogooué-Ivindo, lors de la célébration de la Fête de la Libération. Puis, hier avec la rentrée parlementaire, les élus nationaux de cette chapelle politique, n'auront pas manqué de répondre présents à ce rendez-vous annuel.
La Fête de la Libération, dans sa troisième édition, a clairement donné lieu à une célébration faste. En présence du chef de l'État, Brice Clotaire Oligui Nguema, et de tout le gotha politico-institutionnel et militaire du pays, ces festivités ont été l'occasion pour tous d'assister à un défilé qui a certainement battu des records de participation pour une ville de l'intérieur du Gabon.
À Lire aussi : [Tribune des partis politiques] - " Le PSD est dans la place "
Si Makokou, le chef-lieu de la province de l'Ogooué-Ivindo, s'est drapé de ses plus beaux habits, il est indéniable que chacun a joué sa partition pour être à la hauteur de cet événement d’envergure. Et pour s'inscrire dans cette dynamique festive, les partis politiques n'étaient pas en reste. C'est notamment le cas de l'ancienne formation politique au pouvoir pendant des décennies dans notre pays. Le PDG a donné du sien en massifiant sa présence lors de cette parade makoviste.
Son président actuel, Blaise Louembe, s'est satisfait du passage très remarqué des nombreux militants de sa formation politique devant des officiels à la Place de l'Indépendance qui semblait refuser du monde. Ils étaient en nombre considérable, arborant le pagne à l’effigie d'un parti cinquantenaire, à se faire applaudir et à être félicités pour la mobilisation. Confirmant un certain ancrage populaire dans cette partie du territoire national.
C'est vrai, les partis et associations étaient, pour la plupart, représentés, mais sans avoir le même attrait que ce que beaucoup considèrent, finalement à tort, comme une "machine rouillée". L'actuel parti présidentiel, l'UDB, ainsi que le RPM de Barro Chambrier, ont pourtant été de la fête, sans donner le change au PDG. Même si certains ont estimé que l'expérience de mobilisation d'une cinquantaine d'années ne saurait disparaître du jour au lendemain. A la grande satisfaction de ses ténors et autres nostalgiques des temps anciens. À travers les groupes socio-culturels et autres animations, il n'aura pas dérogé à ses vieilles habitudes.
Hier, au sein des deux Chambres du Parlement, lors de l'ouverture de la deuxième session ordinaire du Parlement, bien qu'en nombre plutôt négligeable, dans un environnement largement dominé par l'UDB, il a essayé d'exister par son petit effectif.
Comme le rappelle un vieil adage, à défaut d'être à la machine à gagner les élections qu'elle a très longtemps incarnée, le plus important est la présence. Histoire de démontrer que ce parti n'est pas totalement décroché.
random pub
