Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) organise-t-il souvent des Conseils de discipline ? Oui, apprend-on. Mais pendant longtemps, le corps magistral a fonctionné dans une certaine culture de discrétion voire d'opacité, où les affaires disciplinaires et les griefs liés aux erreurs professionnelles (détentions abusives, retards de délibérés, manquements éthiques) sont traités quasi exclusivement à huis clos. Sans médiatisation ni retentissement public.
On l'aura donc compris : la communication sur les sanctions disciplinaires reste rare, voire confidentielle.
Mais récemment, le Conseil disciplinaire de mardi 25 août a été abondamment relayé. Avant et après sa tenue. Les citoyens ont été informés de ce que plusieurs magistrats du siège et du parquet étaient traduits en Conseil de discipline.
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Une "fuite" serait à l'origine de cette médiatisation. Pas d'un communiqué délibéré de l'instance en question. Alors que le principe directeur porte sur une "justice transparente". Pour coller à la vision du président Oligui Nguema.
Et puisqu'on parle de "transparence", pourquoi alors le compte rendu du Conseil de discipline de la magistrature du 25 août n'est-il toujours pas disponible et consultable par tous ? Pourquoi devrait-on se contenter de bribes. Des fuites saisies çà et là, sans aucune officialisation ?
Dans la pratique de la transparence, peut-on encore garder par-devers soi, les conclusions d'un Conseil de discipline et livrer l'opinion à une spéculation qui dilue la vérité ? Que nenni ! Car on ne peut pas prôner une chose : la transparence, et entretenir son contraire : l'opacité. C'est là, un véritable paradoxe !
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