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Chroniques

[Mots pour Maux] - SEEG : l'incident de trop !

Christian G. KOUIGA , Responsable Rubrique - Société et Culture & Enquêtes et reportages à L'Union

Dans la nuit du 14 au 15 juin 2026 : un incident majeur s'était produit, aucun habitant de Libreville, Owendo et Akanda n’a pu s'acheter ou se procurer des unités Edan via Moov ou Airtel money. Des explications fournies firent état d'un "piratage" du réseau informatique de la SEEG.

Le désarroi fut immense et le calvaire dura presque deux jours. Puis la situation se décanta progressivement. L'incident est passé, mais personne n'a oublié le calvaire vécu. Encore moins les dégâts causés sur le plan matériel (gaspillage de vivres frais) et sur le plan moral.

Cet incident, quoique ponctuel – en plus du stress hydrique et des coupures de courant bien que moins fréquentes – a eu le mérite de démontrer une évidence : la SEEG est un grand malade. Qui mérite un traitement de choc.

Car autant on peut s'interroger sur sa capacité à faire face aux besoins de plus en plus contraignants des populations en matière d'eau et d'électricité, autant la situation vécue soulève des questionnements sur la fiabilité de cette entreprise d'utilité publique. Plus est unique en son genre. La dernière faille en date étant la facilité déconcertante avec laquelle son système informatique a été "déstabilisé".

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Samedi, à la faveur d'une déclaration de presse, le Syndicat national des travailleurs du secteur de l’eau et de l’électricité (Syntee+), est revenu sur cet incident. Pas pour attiser, mais pour inviter à l'apaisement. Le climat en interne, né de l’arrestation de quelques agents maison, libérés ensuite après 10 jours de privation de liberté, étant devenu délétère.

Aujourd’hui, même si le Syntee+ s’insurge contre le lynchage fait aux agents de la SEEG, qui refusent d’endosser le rôle de "boucs émissaires" face à une crise structurelle dont les racines "sont plus complexes qu'on ne l'imagine", estime son président, Éric Josué Bouanga Moussavou, il n'en demeure pas moins que le mal qui ronge cette société est abyssal.

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