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Chroniques

[Editorial] - Inauguration du palais des congrès Omar Bongo Ondimba : le symbole et les défis

Lin-Joël Ndembet - Directeur de la Rédaction et Publication du Quotidien L'Union

Un an jour pour jour après l'investiture du président Brice Clotaire Oligui Nguema, l'inauguration du Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba, érigé sur le Mont Bouët, ne saurait être réduite à un simple geste protocolaire ou encore inscrite sur le seul registre du gala évènementiel. Le sens est beaucoup plus profond puisqu'en associant le nom du père de la Nation moderne à ce joyau architectural, le président gabonais assume un choix clair, qui est celui de la préservation et de la consolidation du patrimoine national.

Ce choix revêt une double portée, un double message. À l’intérieur, il s’agit d’apaiser une mémoire nationale qui a parfois eu des signes de fracture et signifier que la transition ne procède pas d'une table rase, elle demeure dynamique et inclusive. À l’extérieur, l’affirmation que le Gabon parle d’une seule voix, celle de la stabilité retrouvée. En organisant cet événement en grande pompe, le signal envoyé à la Communauté internationale est que le Gabon est bien en reviviscence. En effet, depuis le "Coup de libération" du 30 août 2023, notre pays, a réussi, là où d'autres se sont enlisés, à sortir de la parenthèse de l’incertitude. Donc, accueillir des sommets et autres grand-messes, c'est démontrer non seulement sa capacité logistique mais aussi sécuritaire. C'est aussi affirmer son ambition de devenir un hub diplomatique crédible en Afrique centrale, aux côtés d'autres capitales. Dans un pays en plein renouveau, les usages diplomatiques, les gestes visibles ont leur importance. Ils rompent l’isolement, rassurent les partenaires et ouvrent des voies porteurs de perspectives multiples. Ce Palais des congrès Omar Bongo Ondimba devient un outil de diplomatie économique, avec pour objectif réaliste de faire de Libreville, une capitale qui compte.

Pour autant, ce Palais, aussi majestueux soit-il, n'est pas une fin en soi, encore moins, un idéal politique. D'autant que la vraie leçon de cette inauguration tient dans ce qu’elle impose pour l'avenir de notre Nation. Principal artisan de cette infrastructure qui appelle la réforme et le renouveau, Oligui Nguema a conscience que la crédibilité internationale transcende cet espace physique. Elle se gagne sur les fronts de l’État de droit, de la performance économique, de la bonne gouvernance, du climat des affaires assaini. Ce sont là les défis et chantiers qui donneront sens à cet édifice. Sans cela, le risque est de réduire ce geste en une simple opération de communication. Fort heureusement, Oligui Nguema se sachant être attendu par la Communauté internationale et le peuple gabonais, s'inscrit davantage sur le régistre de l'affirmation du renouveau du Gabon.

C'est dire que l’"An II" du septennat s’ouvre donc sur une exigence symbolique et pragmatique. Le Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba, le symbole d'une ère nouvelle, doit devenir le théâtre des décisions qui changent concrètement la vie des Gabonais pour que la réussite d'aujourd'hui se transforme en succès démocratique et économique de demain.

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