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Société & Culture

Élections professionnelles : les travailleurs aux urnes ce mardi !

Employées de GSEZ et MOP

C'est aujourd'hui que se tiennent les élections professionnelles, véritable baromètre de la représentativité syndicale dans notre pays. L'objectif est d'identifier les organisations les plus légitimes pour parler au nom des travailleurs. Et donc d'élire les représentants du personnel et de structurer le dialogue social entre l'État, les employeurs et les salariés.

Malgré les menaces de boycott, le ministère du Travail, du Plein-Emploi et du Dialogue social, précisément, assure que toutes les dispositions ont été prises pour garantir le bon déroulement de ce scrutin professionnel.

D'après le procès-verbal de centralisation daté du 25 avril 2026, la Commission nationale des élections professionnelles (CNEP) a enregistré 106 dossiers de syndicats, soit plus de 2 000 candidats, à raison de 10 titulaires et autant de suppléants par organisation. Hormis un des 5 syndicats du ministère du Travail qui compte 20 candidats pour le même nombre de suppléants.

La commission était chargée de vérifier la régularité des candidatures déposées par les secrétaires généraux des départements ministériels concernés.

Parmi les administrations les plus disputées, l'Éducation nationale arrive en tête avec 25 syndicats en lice. Ensuite le ministère de l'Économie et des Finances (17), puis l'Enseignement supérieur qui en compte 11, parmi lesquels le Syndicat national des enseignants-chercheurs (Snec) et la Force de réflexion et d'action pour l'enseignement supérieur (Frapes). Et autant pour le secteur de la Santé.

Au total, 22 administrations participent à ce scrutin. Mais qui sont les fonctionnaires appelés aux urnes ? D'après la ministre du Travail, Jacqueline Ilogue-Bignoumba, chaque direction des Ressources humaines détient la liste des agents habilités à voter au sein de son administration.

Mais qu'en est-il du secteur privé ? Sur ce point, le flou demeure. Contrairement au public, aucun procès-verbal de centralisation des candidatures n'a été rendu public. Selon une source proche du ministère du Travail, il n'existerait pas de liste centralisée. Les élections s'y dérouleraient selon les procédures habituelles propres à chaque entreprise. Les effectifs permettraient simplement d'identifier les électeurs. Une explication qui, à ce stade, laisse encore place à de nombreuses interrogations.

Malgré ces zones d'ombre, l'administration assure être prête. Dans plusieurs ministères, les dispositions logistiques sont déjà en place. Au ministère de la Santé, par exemple, 10 listes sont finalement en compétition. Chaque responsable de service a déjà établi la liste des agents électeurs appelés à voter sur leur lieu de travail. Les urnes, fournies par le ministère de l'Intérieur, sont déjà disponibles. "Demain matin, dès 8 heures, nous serons là", confie un membre de la Commission électorale dudit ministère.

Reste cependant une inconnue de taille : les 106 syndicats enregistrés reflètent-ils réellement l'ensemble du paysage syndical ? Rien n'est certain. Tant 14 centrales syndicales, réunies récemment autour d'Emmanuel Mve Mba, appellent au boycott de ce scrutin.

Elles dénoncent un processus qu'elles jugent "non transparent, non consensuel et potentiellement voué à l'échec", mettant en avant "un manque de clarté persistant dans l'organisation et les modalités du vote".

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