Les derniers "résistants" de la grève des enseignants débutée en décembre dernier ont regagné les salles de classe la semaine dernière. Ce noyau dur a fait une déclaration de presse samedi, à son piquet de grève de Port-Gentil.
D’entrée, Félix Nkoghe, le porte-parole du collectif "SOS Éducation", à l’origine du mouvement de grève, a indiqué qu’après quatre mois de mobilisation, une vérité s’impose : "La précarité de l’enseignant et les dysfonctionnements de notre système éducatif sont aussi entretenus par l’enseignant lui-même".
Et de dresser, dépité, ce constat amer : "Toutes les conditions pour réussir semblaient être réunies, contre toute attente, c’est de l’intérieur que le mouvement s’est affaibli, sans sanctions ni menace de coupure des salaires, les enseignants ont choisi de reprendre les cours".
De même qu’il a dénoncé l’attitude de certains collègues qui, selon lui, retournent dans les salles de classe, non pas pour enseigner, mais tout simplement pour valider le trimestre au cours duquel aucun enseignement réel n’a été dispensé. Un constat douloureux aux yeux du porte-parole de "SOS Éducation".
Le piquet de grève de Port-Gentil a donc pris acte de cette reprise. "Nous refusons de continuer de nous battre pour ceux qui ont déjà renoncé, et qui ne semblent pas eux-mêmes déterminés à défendre leur propre cause", a déclaré l’intervenant en remerciant tous les parents qui ont compris que leur combat n’était pas dirigé contre les apprenants, mais bien pour tenter d’améliorer les conditions de vie et de travail de l’enseignant.
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