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Économie

Voiries urbaines : que de routes secondaires dégradées dans Libreville et Owendo!

Rue défoncée vers le carrefour Bambouchine

Circuler dans les communes de Libreville et d'Owendo, surtout en saison pluvieuse, n'est pas chose aisée. Preuve, dans ces deux agglomérations en plein essor, l'état de plusieurs voiries laisse à désirer, en dépit des efforts fournis par les pouvoirs publics depuis l'ère du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI).

Il suffit d'un tour à travers ces deux communes pour se convaincre du piteux état de nombre de leurs routes secondaires. Ce constat est visible au coeur de la Cité-Damas, sur l'axe Iphamétra-Hôtel de la CAN, sur le linéaire reliant le carrefour Bambouchine au Lycée de Sibang. Et entre la pharmacie de Beau-Séjour et l'Hôpital égypto. C'est aussi le cas entre le carrefour Nyali et le quartier Bangos. Sur la voie de contournement partant de Bangos pour l'Hôpital régional de Melen. La liste n'est pas exhaustive, puisque le même constat s'invite tout aussi dans plusieurs quartiers d'Owendo : Rougier, Akournam 1 et 2, centrale SEEG-Carrière, etc.

Toute chose qui rend difficile la circulation. Au grand dam des populations qui, pour trouver un taxi, sont généralement contraintes de parcourir de longues distances. Sans oublier le calvaire des femmes enceintes. En son temps, au vu du coût trop élevé du kilomètre de bitume au Gabon estimé au milliard de FCFA , le CTRI avait décidé de recourir au béton armé pour réhabiliter les voies secondaires. Pourtant, malgré cela, il reste encore beaucoup à faire. Les besoins ressentis dans ce sens étant énormes.

Mais si ce constat n'échappe à personne, qui en est donc responsable ? La question vaut son pesant d'or, quand on sait que la gestion du patrimoine routier global est répartie entre les collectivités locales et le gouvernement représenté par le ministère des Travaux publics (TP).

Concernant ce département ministériel, il a en charge toutes les routes nationales, en partant du PK 0 (Géant CKDO). Aussi est-il responsable de la route du front de mer, entre l'échangeur du Lycée Paul-Indjendjet-Gondjout et celui de Lalala. Mais également du linéaire qui part du Cap-Estérias jusqu'au port d'Owendo.

Les autres voies de communication sont du ressort des mairies. Ancien secrétaire du ministère en charge des routes, l'actuel édile de la capitale le sait pertinemment. Même si, aujourd'hui encore, les efforts du gouvernement sont plus qu'attendus.

Nul besoin de rappeler que tout développement passe par la construction de bonnes routes, praticables en toutes saisons pour permettre aux populations de se mouvoir aisément. Les voies en béton passent, dès lors, pour en être le palliatif.

Mieux, les investissements dans l’infrastructure routière doivent être proportionnels aux besoins des citoyens. Les autorités doivent agir pour prolonger la durabilité des infrastructures.

La dégradation des voiries dans les communes de Libreville et d'Owendo ne saurait donc être ignorée. Indéniablement, cette problématique est une épine dans le pied des entités concernées. Ces voiries secondaires dégradées étant devenues, soit dit en passant, un véritable fléau qui impacte négativement et profondément le quotidien des Libevillois et des Owendois.

Lors de son dernier passage sur la première chaîne de télévision, le ministre des Travaux publics, Edgard Moukoumbi, rassurait quant à la mise à disposition d'une enveloppe de 100 milliards de FCFA pour le secteur routier. Au final, les entreprises n'ont toujours rien reçu. D'où le débrayage observé, notamment à Libreville.

Fataliste, l'opinion en vient à assimiler, ironiquement et à raison, les travaux à l'arrêt au mythe de Sisyphe. Un éternel recommencement. Conséquence : dans les communes de Libreville et d'Owendo, le piteux état des voiries secondaires favorise les embouteillages et l'inaccessibilité à certains endroits.

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