À la faveur des dernières conférences budgétaires pour l'élaboration du budget prévisionnel de l'État pour l'année 2026, le ministère des Travaux publics (TP) avait sollicité une enveloppe de 900 milliards de F CFA. Une prévision qui a tenu compte des principales actions prioritaires, car ciblant les projets structurants.
Au final, après un passage devant le Parlement qui a réduit cette sollicitation à 500 milliards de FCFA, l'enveloppe mise à la disposition du département des TP n'est que de 350 milliards de FCFA. À l’évidence, cette dotation ne saurait couvrir les besoins pressants en infrastructures. Qu'il s'agisse des routes nationales ou des voies communales et départementales.
Il y a un triptyque bien connu et qui a valeur de serment dans l'armée : un homme, une mission, des moyens. Ceci pour dire qu'une "priorité s'accompagne de moyens pour permettre son aboutissement".
L'on a souvenance que lors de son dernier passage sur la chaîne de télévision Gabon 24, à l'émission "Le gouvernement s'exprime", le ministre des Travaux publics, Edgard Moukoumbi, avait rassuré quant à la mise à disposition d'une enveloppe de 100 milliards de F CFA pour le secteur routier. Au final, selon les entreprises questionnées, elles n'ont toujours rien reçu.
L'interruption de plusieurs chantiers dans le Grand Libreville et à l'intérieur du pays trouve son origine dans le non-paiement des prestations des sociétés contractuelles de l'État. Il en est ainsi, par exemple, de la bretelle qui part du carrefour Bambouchine jusqu'à la zone communément appelée Perchoir, en passant par l'arboretum de Sibang.
L'on semble, tout compte fait, dans une situation où le secteur des infrastructures routières est plutôt une priorité sans moyens financiers conséquents. Alors que, comme aimait à le dire en son temps, un ministre des Travaux publics, "la route du développement passe par le développement de la route".
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