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Chroniques

[Espace Santé] - Endométriose : une douleur silencieuse, un combat quotidien

Rudy HOMBENET ANVINGUI, journaliste à l'union

Après le syndrome des ovaires polykystiques, souvent associé à l’infertilité, Espace Santé, jette son dévolu, cette fois, sur une autre pathologie gynécologique tout aussi méconnue : l’endométriose.

“Mars Jaune”, à l'image d'"Octobre rose" ou "Novembre bleu" est le mois mondialement dédié à la sensibilisation à cette maladie chronique qui touche environ 1 femme sur 10 dans le monde. Soit près de 190 millions d'elles selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

En Afrique, faute de diagnostic précoce, les données restent sous-estimées. Mais les spécialistes estiment que des millions de femmes sont concernées sans souvent le savoir. La maladie affecte principalement les femmes en âge de procréer, entre 15 et 49 ans. Et se caractérise par la présence de tissu semblable à l’endomètre en dehors de l’utérus (ovaires, trompes, intestins, vessie…).

Les causes demeurent incertaines : reflux menstruel, facteurs génétiques, troubles immunitaires ou environnementaux sont évoqués. Les conséquences, elles, sont bien réelles : douleurs pelviennes invalidantes, règles hémorragiques, troubles digestifs, fatigue chronique et infertilité dans près de 30 à 40 % des cas.

“C'est une maladie compliquée ! ça m’a coûté de ne pas avoir eu d’enfant, un divorce, 15 opérations, 10 occlusions intestinales (…). Mais je suis une malade imaginaire, j’en fais trop”. Ce témoignage, partagé sur une plateforme d’entraide, dit l’essentiel : derrière l’endométriose, il y a une souffrance physique, psychologique et sociale.

Longtemps banalisée, car “ce sont juste des règles douloureuses”, estime-t-on souvent, l’endométriose entraîne un retard diagnostic moyen de plusieurs années. Pourtant, la science progresse. L’IRM spécialisée, la chirurgie mini-invasive, les traitements hormonaux adaptés et la prise en charge multidisciplinaire (gynécologues, algologues, psychologues) améliorent la qualité de vie.

Au Gabon, des associations comme Endofi Gabon contribuent à briser le silence et à accompagner les patientes. Car l’endométriose n’est ni une malédiction ni une maladie imaginaire, mais un combat quotidien.

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