Ça y est, on peut s’en féliciter. Finies les promesses en l’air, les atermoiements administratifs et les dossiers qui dorment dans les tiroirs de tous ces ministères. En mettant en oeuvre, point par point, les engagements qu’il avait pris envers les enseignants en grève, l’Exécutif a prouvé que le temps des actes était bel et bien venu. Reclassements, avancements, intégrations, soldes ajustées, bons de caisse distribués, situations administratives débloquées... sont bien là, effectifs. Mercredi 25 février, jour de vérité, des verrous d’un système éducatif longtemps asphyxié, pollué par des décennies de gestion opaque et de lourdeurs paralysantes des carrières des enseignants, ont sauté. Comme s’y était engagé le gouvernement Oligui Nguema lors des négociations tripartites, pour en finir avec la grève qui avait secoué l’école gabonaise. Et aussi, pour éviter que des milliers d’élèves ne s’enfoncent davantage dans l’angoisse du vide scolaire dans laquelle ils avaient été plongés, un mois durant.
Il a donc marqué les esprits en concrétisant sa détermination, parce que l’enjeu, finalement, dépassait de loin les simples revendications légitimes des personnels enseignants.
En effet, en désamorçant cette bombe sociale à retardement, ce n’est pas seulement le relèvement du pouvoir d’achat des enseignants qui était visé. C’était sauver l’année scolaire. Pour protéger ces milliers d’éleves, collégiens et lycéens qui, après avoir déjà perdu un mois de cours, peinaient à raccrocher les wagons, malgré un calendrier réaménagé par le ministère de l’Éducation nationale. Il faut dire qu’une nouvelle paralysie plus longue aurait été préjudiciable, une catastrophe nationale, un échec que ne pouvait se permettre Oligui Nguema, qui affrontait là sa première grande crise sociale, près d’un an seulement après son élection à la tête du pays.
Le pire a été évité grâce à un engagement constant des administrations concernées par ces opérations ayant révélé, lors du tamis, parfois des situations complexes, des zones d’ombre, des recrutements aux contours flous et des carrières bâties sur des contorsions politico-administratives, en un mot, sur du sable.
Toutefois, face à une situation pour le moins floue qui l’aurait conduit à fermer les yeux, par souci de transparence et pour rompre avec l’inertie qui a entouré la gestion des carrières de ces personnels, le gouvernement a joué sur l’urgence et la clarté en traitant ces dossiers, tout en renvoyant d’autres situations dans la vague de mars.
Après des décennies d’atermoiements, les partenaires sociaux n’ont plus de raison de souffler sur les braises. Car les avancées obtenues par eux- en dépit des voix critiques et insatisfaites qui ne manquent pas dans ce genre d’opérations- sont appréciables, clôturent toutes ces années d’abandon de l’école gabonaise. Eu égard à ces actes concrets, Brice Clotaire Oligui Nguema et son équipe gouvernementale viennent de prouver une chose essentielle ; quand on promet, on tient parole. Nous y sommes.
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