Les standards de beauté sont de plus en plus exigeants. Les mains n’y échappent pas : ongles longs, lisses, brillants… la féminité se joue désormais jusqu’au bout des doigts. Les faux ongles promettent élégance et sophistication, mais derrière le vernis, les risques sanitaires sont bien réels. Le magazine 60 millions de consommateurs tire la sonnette d’alarme : brûlures, allergies, infections microbiennes peuvent parfois sortir leurs griffes.
Les capsules à coller, préfabriquées et fixées avec une colle à base de cyanoacrylate d’éthyle, séduisent par leur prix modique et leur accessibilité. Pourtant, ces colles sont très sensibilisantes. Le Dr Éric Thomas, allergologue à Paris, alerte sur des réactions cutanées intenses, parfois localisées loin des ongles : paupières, lèvres ou joues, simplement parce que nous nous touchons le visage toute la journée.
Autre danger : l’infiltration d’eau entre le faux et le vrai ongle. La macération favorise la prolifération de microbes, pouvant donner à l’ongle une coloration verdâtre. Leur usage ne devrait pas dépasser deux à trois jours.
Les faux ongles en gel durcissent sous lampe UV. Plus durables, ils permettent des retouches sur la repousse. Mais l’exposition répétée aux UV lors de la pose soulève des inquiétudes quant au risque de cancer cutané. Une application occasionnelle, avec écran solaire sur les mains, est recommandée. La dépose, souvent abrasive (ponçage, grattage), fragilise l’ongle à la longue.
Les faux ongles en résine, mélange de monomère et poudre acrylique, forment une couche très résistante, sans lampe UV. Leur tenue est remarquable, mais un ongle recouvert plusieurs semaines devient sec, cassant et affaibli. La pose, technique, nécessite un environnement bien ventilé en raison des émanations fortes.
En matière d’ongles aussi, la prudence s’impose. Car la beauté ne devrait se faire au détriment de la santé.
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