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Société & Culture

Éducation : à l'heure de la vérification des premières promesses du gouvernement

Gouvernement gabonais

C'est le 25 février aujourd'hui. Une date qui était très attendue par les membres du collectif "SOS Éducation" et les syndicats du secteur de l’Education nationale, déterminés à vérifier si l’État a effectivement honoré ses engagements pris dans le cadre du protocole de sortie de crise.

Réunie lundi écoulé, la commission tripartite a passé en revue l’ensemble des points de revendications. Des avancements de carrières à la régularisation des situations administratives.

Selon le directeur de la Solde, Jean-Jacques Bouka Bouka, les bons de caisse et les présalaires ont été créés au profit des bénévoles et diplômés de l’ENIL et de l’ENIF, et les listings des enseignants bénéficiant d’avancements ont été finalisés.

Au total, 250 bénévoles seront mis sur présalaire, tandis qu’une vingtaine d’agents seront intégrés en solde en qualité d’agents statutaires, marquant ainsi le début d’un processus d’intégration plus large. Sur le plan administratif, 610 situations ont été régularisées pour le mois de février, selon les services concernés. La commission rappelle que le protocole signé prévoit une régularisation progressive, mensuelle, avec un calendrier précis de mises en solde, destiné à répondre rapidement aux attentes des enseignants.

Initialement, 148 agents sortis d’écoles devaient être intégrés en février, et 20 en mars. Mais des contraintes techniques et matérielles ont conduit à un ajustement du calendrier. Par conséquent, seuls 20 agents seront finalement mis en solde ce mois de février, tandis que les 148 restants seront mis en solde ( 78 ENS, 70 ENSET, sur instruction du président de la République, chef du gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema).

Selon la Solde, les opérations de paie des agents publics s’étendent sur 10 jours, du 25 du mois précédent au 5 du mois en cours. Un laps de temps jugé “assez tenu”. Ces contraintes ont donc ralenti la mise en oeuvre du calendrier initialement ambitieux. Mais la volonté affichée par les autorités est de rattraper rapidement ce retard né indépendamment de la volonté affichée.

Pour le mois de mars, 254 bénévoles et diplômés de l’ENIL et de l’ENIF sont attendus, tandis que la régularisation administrative concernera environ 250 situations, soit légèrement moins que le mois précédent.

Les lenteurs observées restent principalement dues à l’arrivée tardive de certains dossiers, de diplômes et à la transmission des documents entre les différents services, révélant les dysfonctionnements persistants de l’administration gabonaise. Cette situation souligne, une fois de plus, les fragilités du système éducatif et la complexité de la sortie de crise. Pourtant, le gouvernement semble déterminé à respecter ses engagements. Ce 25 février constitue donc une étape clé dans ce processus de régularisation, et les prochaines mises sur solde et intégrations devront se faire sans encombre, pour apaiser les tensions dans le secteur éducatif et restaurer la confiance entre l’État et les enseignants.

Du côté des partenaires sociaux, une assemblée générale du collectif "SOS Éducation" est prévue samedi prochain. Ses membres comptent mettre à profit ces retrouvailles pour examiner les annonces gouvernementales avant de décider de la conduite à tenir.

Cette journée sera donc scrutée de près par les enseignants et l’opinion publique. La crédibilité de l’État se joue dans sa capacité à tenir ses engagements, pour stabiliser un système éducatif national en mode turbulences depuis décembre 2025.

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