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Société & Culture

Affaires sociales : le pari de plus de 40 actions en 100 jours

Armande Longo-Moulengui, ministre des Affaires sociales

Cinq priorités déclinées en 14 axes stratégiques pour plus de 40 actions opérationnelles : la feuille de route des 100 jours du ministère des Affaires sociales, chargé de la Protection de l’Enfance et de la Femme, est fort ambitieuse. Il y est question de repositionner le social comme pilier de la justice et de la cohésion nationale, dans le sillage du projet présidentiel porté par Brice Clotaire Oligui Nguema.

Ainsi, la mise en place du Registre social unique (RSU), la digitalisation des services sociaux non contributifs ou encore le renforcement du système d’information dédié aux personnes handicapées semblent viser à corriger le mauvais ciblage des bénéficiaires. Si le RSU est effectivement opérationnel, il pourrait améliorer la transparence des transferts et rationaliser les aides.

Autre axe mis en avant par la ministre Armande Longo-Moulengui, l’élargissement de la couverture sociale. Allusion au lancement du Fonds-4 pour l’immatriculation des travailleurs indépendants et assurés volontaires, financé par des cotisations forfaitaires trimestrielles, qui poursuit l’objectif d’une universalisation progressive de la couverture maladie.

La réactualisation de 1 500 jugements supplétifs frappés de caducité, afin de permettre l’accès à l’assurance maladie, n'est pas en reste dans la feuille de route.

L’effort de gouvernance mérite aussi d’être relevé : l'audit du Samu social, les ateliers de suivi-évaluation, la coordination trimestrielle des programmes, la matrice de performance ; et autant d'autres actions qui affichent une envie de la culture du résultat et de la redevabilité.

Mais des fragilités apparaissent. Le pari à relever de plus de 40 actions en 100 jours : allant des réformes structurantes à l’organisation des journées thématiques et des caravanes de sensibilisation. Et la mise sur le même plan de la réforme des régimes sociaux et des activités ponctuelles qui pourrait, de l'avis de certains observateurs, diluer l’impact. L'autre limite porte sur la dépendance budgétaire. Plusieurs projets étant conditionnés à la disponibilité des crédits ou à l’exécution effective du budget. Sans sécurisation des financements, les prévisions des 100 jours deviendraient… aléatoires.

Enfin, les indicateurs retenus mesurent surtout le volume d’activités, nombre de personnes sensibilisées, nombre d’ateliers organisés, plus que l’impact réel sur la réduction durable de la vulnérabilité.

Une feuille de route visiblement ambitieuse, mais dont la réussite dépendra, au vu du nombre d’actions engagées, de la capacité à prioriser, à financer et à transformer les engagements pris en résultats concrets pour les populations vulnérables.

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