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Société & Culture

Mont-Bouët : la face cachée de chaque lundi

Marché de Mont-Bouet

Chaque lundi, Mont-Bouët est fermé. Le marché fait sa toilette. C'est ce que prévoit le programme hebdomadaire de jours "fériés" des marchés dans la commune de Libreville. Mais quel visage prend réellement le plus grand marché de la capitale gabonaise lorsqu'il se vide de commerçants, de négociants et d'acheteurs ? Balade au coeur d'un Mont-Bouët inhabituellement silencieux.

La première surprise, c'est l'espace. Débarrassées de la marée humaine qui les envahit du mardi au dimanche, les allées retrouvent leur largeur. On y circule avec une aisance déconcertante. Le vacarme des marchandages laisse place à un calme presque étrange. Ici, des enfants s'amusent à trottinette ou à scooter dans des passages où, quelques heures plus tôt, l'on aurait eu du mal à se frayer un petit chemin.

Puis le regard s'attarde sur ce que la foule et les étals dissimulent d'ordinaire. Les façades colorées des boutiques : vert fluo, bleu, jaune ou blanc reprennent leur place dans le paysage. Fermés, les rideaux métalliques dessinent des alignements réguliers. Les numéros des échoppes, 518, 581, 582 ou encore 587…, deviennent enfin lisibles et permettent de mieux comprendre l'organisation au sein de cet immense marché.

Cette journée de fermeture dévoile aussi les coulisses de Mont-Bouët. Des étals sont emballés ou empilés les uns sur les autres, des marchandises soigneusement rangées. Quelques commerçants profitent de cette parenthèse pour nettoyer leur espace de vente ou dépoussiérer leurs brasseurs d'air, tandis que d'autres s'affairent autour de menus travaux.

Pour autant, Mont-Bouët ne s'arrête jamais complètement. Car bien que le lundi soit dispensé, quelques vendeurs continuent de proposer discrètement leurs produits. Ils sont peu nombreux, installés en retrait, comme si l'activité persistait sans vouloir attirer l'attention.

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Au fond, ce Mont-Bouët presque vide agit comme un révélateur. Privé de son agitation habituelle, le plus grand marché de Libreville expose enfin son architecture, son organisation, ses besoins d'entretien et les transformations engagées. Un décor incroyable et saisissant !

C'est la face cachée d'un lieu que des milliers de Librevillois fréquentent chaque jour, sans vraiment avoir le temps de le regarder ou de le découvrir en profondeur.

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