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Société & Culture

Cnamgs : les assurances de la ministre Armande Longo

Armande Longo-Moulengui, ministre des Affaires sociales

Depuis quelques jours, un rapport de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) section Gabon sur la portée réelle de l'assurance fournie par la Caisse nationale d'assurance maladie et de garantie sociale (Cnamgs), est à l'origine d'un débat pour le moins nourri qui défraie la chronique.

Et les réseaux sociaux, toujours à l'affût, s'en sont donné à coeur joie, multipliant même des chassés-croisés pour la plupart à rebours de la véracité du contenu du rapport "querellé".

Face à la polémique née, la ministre en charge des Affaires sociales, Armande Longo-Moulengui, a tenu à rappeler que "l'OMS a publié un communiqué officiel dans lequel elle clarifie les interprétations faites de son rapport annuel, démentant ainsi les propos qui lui ont été attribués, qui qualifient la Cnamgs… d'arnaque institutionnelle".

En effet, dans son démenti, l’Organisation mondiale de la santé estime que dans son étude, aucune allusion n'est faite à un tel qualificatif. Mais reconnaît par contre que la "mise en place de la Cnamgs constitue une avancée majeure pour le Gabon en matière de protection sociale et de couverture sanitaire universelle".

Qu'à cela ne tienne, il y a quand même lieu de reconnaître que ce rapport met en évidence certaines "insuffisances". À cette préoccupation, la ministre Longo-Moulengui est formelle : "aucun système de protection sociale au monde n'est parfait. Voilà pourquoi les observations formulées par l'OMS s'inscrivent dans une démarche normale d'amélioration continue des politiques publiques de santé. Le rapport ne remet nullement en cause l'existence ou la pertinence de la Cnamgs, mais souligne des pistes de renforcement qui rejoignent les priorités déjà identifiées par le gouvernement dans le cadre du Plan national de développement sanitaire".

Le membre du gouvernement considère ainsi les recommandations de l'OMS comme des "outils d'amélioration" et non comme des critiques émises contre l'institution des prestations sociales.

Elle précise d'ailleurs que la responsabilité du gouvernement via son ministère est de poursuivre les réformes nécessaires afin d'améliorer la qualité des soins, et partant l'accès aux prestations et à la protection financière des assurés. Le chantier qui se présente se veut donc de taille, d'autant plus que la Caisse nationale d'assurance maladie et de garantie sociale montre parfois des limites dans certaines structures sanitaires et pharmacies. Mais comment corriger cet état de fait ?

Armande Longo-Moulengui affirme, sans fioritures, que le gouvernement travaille en permanence avec les responsables de la Cnamgs, de même qu’avec les professionnels de santé et les partenaires techniques afin d'améliorer le panier des soins, renforcer la qualité du service rendu et d'optimiser les mécanismes de prise en charge.

Au titre des réformes engagées, elle cite, notamment la digitalisation des procédures, l'amélioration du contrôle médical, l'élargissement progressif de certaines prestations et le renforcement du partenariat avec les établissements de santé.

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